Chez Clem...

18 janvier 2015

Bouchées au chocolat cru, coeur coco-gingembre


Le chocolat cru, c'est The Big Thing de l'année 2014. En magasins ou VPC, sur les blogs et dans les resto green & branchés, chacun nous a proposé sa variante perso de cette petite chose qui réconcilie gourmandise et bien-être. Pensez donc : hyper antioxydant, le cacao cru (dont les fèves ne sont pas torréfiées, pour ceux qui ont passé l'année sur Mars ou dans un relai-routier) est aussi la plus haute source de magnésium de la planète. Une bénédiction nutritionnelle et gustative. Car le cacao cru a également un parfum plus puissant, plus entier que son copain grillé. Bref, tout bénèf'. Sauf son prix.

Après avoir englouti le budget courses de la famille dans les plaquettes Rrraw**, j'ai donc décidé de me lancer dans la fabrication maison. Facile, il suffit d'un peu de beurre de cacao ou de coco, d'une bonne dose de poudre de cacao cru** et d'un produit sucrant (agave pour le 100% cru, fleur de coco pour son faible index glycémique ou sirop d'érable pour le plaisir). Avec un bain-marie et un bon thermomètre, vous pourrez même tenter le tempérage, une opération qui consiste à réchauffer et refroidir plusieurs fois le mélange à des températures très précises pour obtenir la texture parfaite, lisse et homogène. En ce qui me concerne ce fut un ratage total et, en bonne flemmarde que je suis, j'ai très vite laissé tomber. Il m'arrive par contre d'ajouter une cuillerée de lécithine à mon mélange pour en améliorer la texture.

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Une fois mes chocolats customisés avec mille et un superaliments (je vous conseille vraiment la version coco acérola), je me suis attaquée aux truffes et autres bouchées : j'adore les fourrer de petits trucs healthy et parfumés et engloutir ma production du jour en me disant que je peux enfin me goinfrer en toute bonne conscience. Cette recette est l'une de mes préférées : sous la couverture de chocolat craquant se cache un coeur fondant aux amandes moulues, gingembre confit et huile de coco. L'équilibre idéal entre la fraîcheur du gingembre, la douceur de la coco et la force brute du cacao. 100 % crue, 100 % vegan, prête en quelques minutes avec seulement 6 ingrédients, cette petite recette toute simple est un peu la version bio du bonheur...

Privilège de parisienne, il me suffit d'un coup de vélib' ou de quelques stations de metro pour aller cueillir mon cacao cru. Si c'est un peu plus compliqué pour vous, rabattez vous sur la VPC (Sol semilla, Rrraw**, Keimling), ou utilisez du chocolat de couverture "normal" (pas cru mais bien noir), ça ira très bien aussi !

     

 

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Boulettes au chocolat cru, cœur coco-gingembre

Pour une vingtaine de boulettes
 

Pour le cœur coco gingembre :
80 g amandes
1 pincée de sel
30 g gingembre confit
40 g huile de coco
1 cuil. à café de sirop d'agave

Pour le glaçage au chocolat cru :
40 g de beurre de cacao cru
35 g de poudre de cacao cru
2 cuil. à café de sirop d’agave

Mixer les amandes en une poudre irrégulière. Ajouter le sel, le gingembre, l’huile et le sirop d'agave et mixer de nouveau, en raclant les bords de temps en temps afin d’obtenir une boule de pâte souple et homogène. Prélever de petits morceaux de pâte de la taille d'une grosse noisette et les rouler entre les paumes des mains. Placer sur une assiette et réserver une heure au réfrigérateur.

Préparer le glaçage : faire fondre le beurre de coco très doucement au bain-marie. Le mélanger avec le cacao tamisé et le sirop d’agave afin d’obtenir un coulis homogène. Tremper les boulettes dedans, les disposer sur du papier cuisson et attendre quelques minutes que le glaçage fige, puis recommencer l’opération. Placer au réfrigérateur pour 1 heures minimum. Conserver au réfrigérateur et consommer dans la semaine.

  

 

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** Je vous rappelle que vous aurez 10% de remise sur toutes vos commandes Rrraw (pâte, fèves, beurre et bientôt poudre de cacao cru) avec le code CHEZCLEM. Profitez-en pour acheter quelques tablettes ou goûter les fameux cubes, c'est cher mais c'est vraiment ce que j'ai goûté de meilleur en matière de chocolat cru. La boutique est par ici.

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13 janvier 2015

Tartelettes au caramel (malt d'orge, érable & coco)


Je l'ai déjà dit, je suis une sugar junkie.

J'ai essayé d'arrêter, une fois, sur les conseils d'un acupuncteur un peu radical : plus de gâteaux, plus de chocolats, même plus de fruits. L'horreur. A la place, j'avais droit à une tisane à l'artichaut " avec un peu d'anthésite si vous tenez au goût sucré ". Ben voyons. Ceux qui on déjà goûté à la tisane d'artichaut savent de quoi je parle. Au bout de trois semaines de sevrage, pile quand je commençais à ne plus penser à mon fondant au chocolat dès le réveil, paf, j'ai rechuté. Si on ne peut même plus trouver de réconfort dans la bouffe...

Désormais, j'assume donc allégrement mon addiction mais j'y mets les formes : rien que le meilleur. Sucre intégral, fleur de coco, sirops d'érable, mélasse de sucre de canne et malt d'orge... plus c'est fort, plus c'est bon, dans tous les sens du terme.

La tarte au sucre quebécoise est garnie d'un mélange de sucre et de beurre. Le rêve. Version Saines & Bio, ces tartelettes, honteusement pompées sur la magnifique recette de Sarah Britton (mais adaptée avec mes ingrédients du placard) sont donc recouvertes d'une crème au malt d'orge, au sirop d'érable et à l'huile de coco à l'incroyable parfum de caramel. L'originale doit paraître légèrement insipide à coté.... Bilan nutritionnel :  des minéraux, des antioxydants et de bons acides gras. Ne calculez pas le bilan calorique par contre... 

En pleine période détox et pour affronter ces tristes mois de fin d'hiver, un bon shoot de sucre est toujours le bienvenu pas vrai?  D'ailleurs, "quelqu'un" qui prétend n'aimer que le sucre blanc en a déjà mangé trois... 

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Tartelettes au caramel

Pour 8 tartelettes


140 g de flocons d’avoine
110 g de farine de petit épeautre
60 g de sucre intégral
1 pincée de sel
50 g d’huile de coco
300 g d’huile de coco
125 ml de sirop d’érable
50 g de malt d’orge
2 pincée de vanille
15 g d’arrow root

 

Préchauffer le four à 170 °C. 

Préparer la pâte : mixer finement les flocons, puis les mélanger avec la farine, le sucre et le sel. Faire fondre l’huile de coco et l’ajouter au mélange. Sabler du bout des doigts, puis ajouter juste assez d’eau pour pouvoir former une boule de pâte souple et non collante. La diviser en 8 petites boules. Les étaler finement dans le fond d’empreintes à muffins, en les faisant remonter bien haut le long des bords. Faire cuire 10 minutes.

Préparer la crème : dans une petite casserole, faire fondre l’huile de coco, puis ôter du feu, y ajouter le malt d’orge et bien mélanger. Terminer par le sirop d'érable, la vanille et l’arrow-root. Verser sur les fonds de tartelettes, jusqu’à 2 millimètres des bords, puis remettre au four pour 20 minutes, jusqu’à ce que le mélange au sucre ait bruni.

Laisser refroidir, démouler et placer au réfrigérateur pour 10 heures environ. Consommer dans les 3 jours.




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05 janvier 2015

" Sarrasin, l'alternative sans gluten " et Galette pralinée


En tant que blogueuse et parceque la liberté d'expression me tient particulièrement à coeur même s'il ne s'agit ici que de quelques recettes, difficile de ne pas évoquer les victimes de Charlie Hebdo. Ce livre, qui paraît le lendemain de leur mort, aura pour toujours un petit air triste...

J'ai rédigé ce post il y a quelques jours, le voici donc tel que et non modifié. 

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Vous vous souvenez du fondant magique au chocolat? Ce gâteau sans oeufs, sans beurre et sans farine, qui se prépare en 5 minutes et qui est, incontestablement, le plus gros succès de ce blog ? Toute la magie tenait dans un seul petit ingrédient : le sarrasin et ses étonnantes propriétés mucilagineuses. D'ailleurs il n'y avait pas grand chose d'autre dedans - à part le chocolat bien sûr. 

Je me suis dit que ce serait intéressant de faire un peu le tour de cette petite graine si prometteuse et de la cuisiner également en flocons ou en farine fraîche. Et puis aussi en cuisine crue tant qu'on y est, parce qu'il suffit de faire tremper les graines de sarrasin pendant quelques heures pour qu'elles soient comestibles (oui oui, sans cuisson!). Et que le sarrasin germé deshydraté (vous avez bien lu) est la star de la crusine : on peut même en faire des biscuits ou de la pâte à tarte. Vous trouverez donc dans ce livre 100% gluten free toute une partie "raw food", mais aussi des basiques (pâtes à tarte et à pizza, pain des fleurs), des recettes mijotées, de la pâtisserie et, comme toujours, plein de petites astuces pour cuisiner le sarrasin au quotidien.


Petit extrait du sommaire pour vous mettre en appétit : 


Couv' HD sarrasin


Crackers au parmesan et aux tomates confites
Tartelettes crues à la crème amande et basilic
La véritable galette de blé noir
Terrine campagnarde aux lentilles

Scones au potimarron, au comté et aux noix
Sarrasotto aux champignons et au fauxmage
Muffins aux oignons rouges et au fromage de chèvre

Crème dessert érable, banane et sarrasin
Madeleines café sarrasin
Cobbler aux pommes et aux épices douces
Crème glacée cajou, poire et sarrasin 
Chocolat chaud au parfum d'orange douce

Et plein d'autres...




    


Cette année, pour fêter la sortie de mon petit sixième, j'ai donc sarrasiné ma galette des rois. Cette recette est très largement inspirée des cookies pralinés de la page 68 : un mélange de sarrasin torréfié, de noisette et de sucre intégral qui donne aux gâteaux un incroyable petit parfum de praliné. Je vous avais bien dit que le sarrasin était magique ! Pour faire cette galette, j'ai donc tout simplement remplacé la poudre d'amandes par un mélange noisette et sarrasin, et le sucre blanc par de l'intégral. Et hop : une galette qui change et que vous ne trouverez sûrement pas ailleurs ! Bien sûr, ce praliné tout bio peut être décliné en pâte à muffins, pâte à tarte, pâte à crêpe... et même en pâte à tartiner. 



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J'ai réalisé mon premier essai avec une pâte feuilletée bio et c'était vraiment pas terrible... Finalement la Herta était mieux, mais pas bio. Bref, si votre boulanger en deale de la fraîche, foncez !

 

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Galette pralinée

Pour 6 à 8 personnes

2 pâtes feuilletées
80 g de noisettes
70 g de sarrasin décortiqué non grillé
120 g de sucre intégral
1 œuf + 1 jaune pour dorer
100 g de purée d’amande blanche
90 ml de lait d’amande
1 pincée de sel
1 fève
 

Torréfier le sarrasin dans une petite poêle à fond épais, sans matière grasse, pendant quelques minutes tout en remuant : ôter du feu dès que les graines commencent à dorer et à dégager une délicate odeur de noisette grillée. Laisser tiédir, puis moudre finement, avec les noisettes, dans un petit mixeur ou un moulin à café électrique. Mélanger avec le sucre et le sel. Dans une petite casserole, mélanger le lait avec la purée d’amande et faire chauffer à feu très doux tout en mélangeant, jusqu’à l’obtention d’une crème homogène. Verser avec l’œuf sur le mélange au sarrasin et bien mélanger.

Dérouler la première pâte feuilletée et la disposer, avec la feuille de papier sulfurisé du dessous, dans un grand moule à tarte ou sur la plaque du four. Etaler la crème pralinée jusqu’à un cm du bord. Disposer la fève, puis recouvrir avec la seconde pâte feuilletée et bien souder les bords. Mélanger le jaune d’œuf avec un peu d’eau, puis en étaler au pinceau une fine couche sur le dessus de la galette. Dessiner des formes avec la pointe d’un couteau et percer un trou au centre de la pâte supérieure. Faire cuire 30 minutes à 200 °C. Laisser tiédir avant de déguster.

 

 

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02 janvier 2015

Et surtout, la santé !


Voici venu le mois de janvier et, avec lui, les bonnes résolutions que vous ne tiendrez pas plus de quelques semaines. Il m'a donc semblé plus judicieux de vous parler de mes mauvaises résolutions que j'ai bien l'intention, par contre, de tenir toute ma vie. Parceque s'il y a bien quelque chose que je fuis comme la peste, ce sont les dogmes et les interdits. La preuve :

- J'adore me taper un belle grosse côte de boeuf au resto. Oui, je me rappelle clairement avoir écrit Les savoir-faire de la cuisine végétarienne il y a peu de temps, d'ailleurs, ce livre représente exactement ce que je mange au quotidien. A 90%. Mais il me faut mes 10% off limits, tout simplement parce que j'aime tout et que le bien-être passe aussi - beaucoup - par le plaisir. Et que ça n'est pas un morceau de viande hebdomadaire qui va me bousiller la santé. Côté éthique c'est une autre histoire, mais je fais honneur à ce petit luxe gustatif en ne choisissant que la meilleure. 

- Je suis une dingue de sucre. Le Elle de la semaine dernière a bien tenté de m'avoir avec sa "Sugar detox", rien à faire, il me faut ma dose matin, quatre heure et diner. Evidemment, pas de sucre raffiné dans mes placards (sauf dans le petit recoin de "quelqu'un" qui trouve que c'est le seul qui ait du goût, je ne cherche plus à comprendre). Sucre de canne intégral ou fleur de coco, sirops d'érable ou d'agave, miel et autres malt d'orge, l'immense variété de goûts et de textures des produits sucrants ne fait qu'attiser ma gourmandise. Ben quoi? C'est pour le boulot...

- La junk food. Eh oui, moi aussi... Parfois, la healthy girl qui suit religieusement les conseils de sa naturopathe et démarre sa journée avec un verre d'eau tiède et quelques salutations au soleil descend un demi pot d'Haägen Dazs devant la télé et collectionne les derniers parfums Côte d'or (Amandes caramélisées avec une pointe de sel forever). Et vous savez quoi? Je ne culpabilise même pas. Parce que c'est comme ça que c'est bon.

- J'ai une addiction vraiment honteuse, surtout pour une adepte des bons produits bruts et bio : je suis capable de bouloter une grosse tranche de brie dans la journée. Pas le vrai brie de Meaux des connnaisseurs, non, celui qu'on ne trouve qu'au rayon frais des hyper à 10 euros le kilo et qui ressemble à du plastique. J'ai beau adorer le fromage (racines solognotes obligent), rien à faire, je ne lui résiste pas. Surtout avec un peu de beurre.

- Ah, et j'adore le vin aussi. Trop. Mais la vie serait si triste sans un bon verre de rouge...

Bref, je suis une fille normale !



Allez, très Belle & Gourmande année 2015 et surtout, faites vous plaisir !




Life is short   

   

 

 

 

 

 

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17 décembre 2014

Stollen

 

Il y a des recettes dont on rêve depuis des années, mais qu'on s'interdit à coup de censures ridicules : trop long, trop difficile, trop de beurre... 
Je n'ai pas peur de le dire, j'ai bavé, chaque Noêl, devant les recettes de Stollen de Cléa. Mais la corvée de pétrissage, les temps de levée, la pâte d'amande que je n'avais jamais dans mes placards m'ont fait reporter, inlassablement, ce petit plaisir à l'année suivante. Comme si j'allais avoir plus de temps et de courage avec un, puis deux enfants dans les pattes !! 

Bref, hier après-midi, bénéficiant d'un échantillonnage conséquent de pâtes d'amandes aromatisées et d'un peu de tranquillité, j'ai retroussé mes manches et mis la main dans la pâton. Pour une fois, la recette n'est pas de moi et je n'ai même pas modifié l'originale car j'avais pile ce qui fallait dans mes placards - et rien par contre pour la détourner. J'ai juste zappé le glaçage (j'aime pas ça) et les cerises (j'en avais pas), mais j'ai gardé le beurre car oui, dans certaines (rares) recettes, la purée d'amande ça le fait pas. Et puis c'est Noël quoi !

Et ben finalement, ça n'était vraiment pas si difficile que ça ....

 

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Quelques idées pour une prochaine fois :

- Remplacer les cerises par des pépites de chocolat et la pâte d'amande nature par sa variante au café (J. Hervé),
- Troquer le sucre blond pour du sucre de canne intégral ou de la fleur de coco et les amandes pour des noisettes,
- Tester une version plus briochée car oui, à l'origine le stollen n'était constitué que de farine, d'eau, de levure et d'huile : du coup, celui-ci est à mi chemin entre le pain et le gâteau,
- Et le bourrer de petites choses gourmandes : fruits secs à volonté, épices (cannelle, vanille, cardamome), superaliments - cuits, temps pis, il reste le goût (lucuma, caroube), petites graines croquantes et grosses noix fondantes (tournesol, pavot, noix du Brésil)...



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Je ne vous remets pas la recette, elle est par ici 

 

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 **** Joyeuses fêtes !  ****

 

 

 

 

 

 

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08 décembre 2014

Healthy-spaghetti, Terre & Mer


On cuisine parfois avec des oeillères : par exemple, pourquoi s'obstiner à faire ses spaghetti avec de la farine de blé (délicieux cela dit, mais un peu monotone quand on a des enfants qui en réclament tous les jours), alors que la nature nous offre de délicieuses versions "prêtes à l'emploi" ? Je n'avais jamais pensé à mélanger spaghetti de mer et courge spaghetti. Oubli réparé avec ce petit repas tout simple, enrichi d'une crème d'amande au citron et de parmesan végétal (ma version préférée pour cette recette : amandes et noix de Brésil).

Le spaghetti de mer est une algue tendre et iodée, particulièrement riche en vitamine C, la caution énergie et anti-rhume de l'hiver. La meilleure façon de la consommer est sous sa version fraîche (en barquette au rayon frais des magasins bio). Une fois déssalée, elle redevient très douce et promis, sa saveur subtile n'agressera pas vos papilles. Vous pourrez alors la glisser dans un bouillon végétal ou la mélanger avec des tagliatelles de légumes pour un plat de pâtes qui change. Pour déssaler des algues fraîches, rien de plus simple : on les fait tremper quelques minutes dans deux ou trois bains d'eau froide successifs, en rinçant bien entre chaque. On goutte pour vérifier qu'il ne reste plus qu'un léger goût iodé naturel : l'opération prend à peine 10 minutes.



 

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La courge spaghetti est la grande favorite des enfants (des miens en tous cas, qui détestent toutes les autres) : une fois cuite au four, il suffit d'éffilocher sa chair avec les pointes d'une fourchette : elle se détache en longs filaments fermes et dorés, à égoutter légèrement puis à cuisiner comme les pâtes du même nom avec toutes les sauces imaginables, ou à préparer en gratin ou en petits rouleaux farçis. Pour cuire la bête, on la coupe en deux dans sa longueur, on évide les pépins avec une grosse cuillère, puis on enfourne à 180 °C, chair vers le haut et on compte 45 bonnes minutes de cuisson pour une courge de taille moyenne (2 kilos environ).



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Il ne reste plus qu'à mélanger spaghetti de terre et spaghetti de mer et à garnir d'une petite sauce très crémeuse au citron. Oubliez les pesto et autres sauces aux tomates confites : celle-ci ne demande qu'une minute de préparation et elle est tout aussi délicieuse dans un plat de pâtes traditionnels. Vous pourrez même l'utiliser dans des sandwiches ou en dip apéro ave des crudités.



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Spaghetti Terre & Mer

Pour 1 personne (plat principal) ou 2 personnes (entrée)
 

1 petite courge spaghetti d’environ 1 kg ou 100 g de chair éffilochée
30 g de spaghetti de mer
1 cc bombée de purée d’amande
3 cc de jus de citron
2 cc d’huile de sésame
3 cc d’eau environ
Parmesan végétal (facultatif)


Dans un bol, verser la chair de spaghetti éffilochée (et légèrement réchauffée au four ou à la poêle si elle a été cuite en avance) et les spaghetti de mer déssalés et égouttés. Préparer la crème au citron : mélanger la purée d’amande avec le jus de citron et l‘huile, puis allonger progressivement avec de l’eau jusqu’à la consistance désirée. Saler légèrement. Verser sur les deux spaghetti et mélanger délicatement. Saupoudrer de parmesan végétal. Servir immédiatement.



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25 novembre 2014

Houmous d'hiver : clémentine, gingembre & beurre de cacao



Dommage que les légumineuses aient si mauvaise réputation, parce que je vous rappelle que céréales + légumineuses = protéines complètes et que c'est la façon la plus facile et la moins chère de remplacer la viande dans son assiette... 

1 - "Les légumineuses ça met des heures à cuire et moi j'ai pas le temps".
Pas faux. Mais si vous les faites tremper toute la nuit, elles cuiront beaucoup plus vite et puis après tout, vous n'êtes pas obligé(e) de rester devant la casserole : profitez de leur cuisson pour préparer le reste du diner, prendre un bain ou un bon apéro ! Les pois-chiches cuisent en à peine une heure, les lentilles en 30 minutes, sans parler des lentilles corail qui pulvérisent tous les records : 15 minutes, sans trempage ! Joker : les flocons (azuki, pois-chiches, pois cassés), à faire cuire quelques minutes dans un peu d'eau bouillante ou à incorporer, tout comme les farines d'ailleurs, dans les pâtes à tarte ou à gâteaux. Coup de bluff : les légumineuses en boite ou en bocal, beaucoup moins bonnes mais très utiles en dépannage.

2 - "Les légumineuses je digère pas bien du tout".
Ca c'est parce que vous ne les faitres pas cuire correctement, justement. Le trempage, pour commencer, permet de les débarrasser de leur acide phytique, un "anti-nutriment" empêchant leur absorbtion. Mais le vrai truc à connaître, c'est l'ajout d'un morceau d'algues séchée (kombu, wakamé - en magasins bio) en début de cuisson : elles augmentent la teneur en minéraux et la digestibilité des légumineuses sans en altérer le goût. Vous pouvez même la manger ensuite, moi je trouve ça plutôt bon en petits morceaux dans une salade ou un plat de légumes. Attention au sel : ajoutez-le en fin de cuisson car il fait durçir les graines !

3 - "C'est pas super glam' une assiette de pois-chiches".
Alooors.
Saviez-vous qu'il y a mille façons de préparer - et de présenter - les légumineuses? 
Dans des petits biscuits fourrés au fromage de chèvre (farine de lentille)
Dans des blinis magiques et sans cuisson ou des falafels qui changent (soja vert)
Dans des petits sablés à la cardamome (farine de pois-chiche)
Dans des verrines épicées (lentilles corail)
Dans une salade toute fraîche (fèves de printemps),
Ou dans des petits pains gourmands et des sablés à la lavande (farine de lupin)
Etc...           



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Mais finalement, l'une des recettes les plus emblématiques de la légumineuse reste le houmous, une préparation traditionnelle du Proche-Orient à base de pois-chiches et de tahin (purée de sésame). Evidemment, impossible de m'en tenir à la version originale, il a fallu que je marque mon territoire en supprimant plein de trucs et en les remplaçant par d'autres ingrédients hautement improbables. Bref, il ne reste que les pois-chiches, mais ne faites pas cette tête-là : oui, les pois-chiches se marient parfaitement avec les oranges et les clémentines et oui, les pois-chiches et le beurre de cacao ça fonctionne aussi très bien. Je signale que le beurre de cacao est très doux mais non sucré et qu'il ne faut pas hésiter à en ajouter dans les plats salés ou à l'utiliser comme huile de cuisson : très anti-oxydant, riche en magnésium, il supporte bien les hautes températures. Je vous rappelle que vous aurez 10% de remise sur ce beurre de cacao cru avec le code CHEZCLEM, mais libre à vous de préférer le remplacer par de l'huile d'olive dans cette recette. 

 

 

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J'y ai aussi ajouté du gingembre frais (histoire de bouleverser un peu la rondeur des pois-chiches et du cacao) et du miso blanc pour le crémeux et les enzymes digestives - oubliez définitivement votre excuse numéro 2. Au final, une crème onctueuse et douce, plus réconfortante que la recette originelle à l'ail et au citron, trop "méditerranean style" à mon goût pour un mois de novembre tout gris. Et comme d'hab', prête en 5 minutes... après cuisson des pois-chiches !


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Houmous d’hiver

Pour un bol 


200 g de pois-chiche cuits
25 g de beurre de cacao cru

1 clémentine
1 cc rase de gingembre en poudre
2 cc bombées de miso blanc
2 pincées de sel
1 bonne pincée de poivre
2 cs d’huile d’olive
 

Faire fondre le beurre de cacao. Eplucher la clémentine et ôter les pépins et les filaments blancs s'il y en a. Mixer finement tous les ingrédients en allongeant avec un peu d’eau (2-3 cuillerées à soupe environ) afin d’obtenir la consistance souhaitée. Rectifier l’assaisonnement si nécessaire. Conserver au réfrigérateur et consommer dans les 5 jours.



 

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19 novembre 2014

Le retour de la boulette : marron, potimaron !


Quand je termine un livre, en générale, je mets un peu de temps avant de pouvoir avaler de nouveau tofu soyeux, miso ou crêpes. Oui, même les crêpes! Même chose pour mon dernier livre : j'ai continué à me bidouiller de petites galettes de restes, comme je le fais depuis des années car c'est bien pratique, mais plus de boulettes au menu. Il faut dire qu'on en a soupé des boulettes à la maison! Crues, à la vapeur, croustifondantes, aux algues, orientales ou sucrées, j'en ai boulotté du petit-dej' au dîner, en passant par le sacro-saint goûter et l'après-cours-de-yoga. Eh oui, j'ai besoin de beaucoup d'énergie. 

Et puis, tout à coup ce matin, paf! L'envie est revenue au rayon courges. Et aussi, je dois bien l'avouer, en regardant tomber la pluie avec une envie de tout sauf de salade de crudités. Mission accomplie : ces boulettes toutes fondantes réunissent la douceur du potimarron, la rondeur de la chataîgne, le croquant des petits oignons rouges et la fraîcheur des épices, gingembre en tête. Le mélange gingembre-potimarron est une vraie tuerie, je me demande comment j'ai pu passer à coté jusqu'ici. D'ailleurs, je viens de le tester, version sucrée, avec de la coco et vous allez vite comprendre ce que je veux dire.     

 

 

 

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Quant à la chapelure, elle est à adapter selo vos graines préférées : amandes, noix du Brésil, tournesol ou sésame... S'il vous en reste, ajoutez-lui un peu plus de sel et recyclez-là en parmesan végétal, à saupoudrer sur une salade, un risotto, un plat de pâtes ou de céréales. 

   

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Boulette marron-potimarron 

Pour une vingtaine de boulettes


Un petit potimarron de 900 g environ (ou 300 g de chair cuite)
2 cuil. à café d’huile de coco (ou d’huile d’olive)
3 oignons rouges
100 g de marrons au naturel (cuits et épluchés ou en bocal)
2 pincées de cumin en poudre
2 pincées de curcuma en poudre (ou ½ cc de curcuma frais râpé)
1 pincée de gingembre en poudre (ou ½ cc de pulpe de gingembre)
½ citron
60 g de farine de maïs
Sel, poivre

Chapelure
60 g de noisettes
20 g de noix de cajou non grilées non salées
1 petite cs de levure maltée
½ cc de fleur de sel

Préchauffer le four à 180 °C.

Couper le potimarron en deux, ôter les pépins avec une cuillère, badigeonner d’huile de coco et saupoudrer de sel. Faire cuire 45 minutes environ, jusqu’à ce que la chair soit bien tendre (vérifier avec un couteau). Réserver. Mixer finement la chair du potimarron avec les marrons, les épices, le zeste du demi citron ainsi qu’une cuillerée à café de jus, le sel et le poivre, afin d’obtenir une crème bien lisse. Eplucher et émincer les oignons et les faire blondir dans l’huile d’olive pendant 2-3 minutes. Hâcher ou mixer par à coup afin d’obtenir une texture irrégulière et ajouter à la crème de potimarron. Terminer par la farine et mélanger délicatement sans trop l’incorporer.

Préparer la chapelure végétale : mixer par à coup, afin d’obtenir une mouture grossière, les noisettes, les noix de cajou et le sel. Ajouter la levure et mélanger.

Avec les mains humides, façonner des boulettes de crème au potimarron de la taille de grosses noix, les rouler délicatement dans la chapelure et ls disposer sur la plaque du four chemisée de papier sulfurisé. Faire cuire 20 minutes à 180 °C.







 

 

 

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13 novembre 2014

Faux-mage aux noix de cajou ** Cashew cheese


Vous vous dites peut-être qu'on trouve un peu trop de raw food sur le blog ces derniers temps, alors qu'il y a encore quelques mois j'étais très branchée muffins et petits soufflés... Mais ça, c'est parce que vous ne regardez pas la crusine du bon coté ! J'étais d'ailleurs un peu de votre avis jusqu'à ce que je commence à traîner par ici ou par là. Osez dire que ce healthy bounty ne vous fait pas de l'oeil ..? Hein? Hein? 

Personnellement je suis surtout branchée sucré, mais je suppose que ça n'étonnera personne. D'ailleurs, c'est l'un des domaines où la crusine est la plus créative, et puis quand on ne peut pas se passer de dessert (ni de goûter) (ni de petit-déjeuner) mais qu'on veut se faire du bien, la pâtisserie crue est quand même une véritable révélation, d'autant plus qu'elle est en fait bien plus gourmande qu'on n'aurait pu l'imaginer. La preuve par ses basiques : coco, cajou, beurre de cacao, dates et autres poudres un peu magiques (caroube, lucuma, cacao cru...). 

Pourtant, cette fois-ci, c'est une recette salée qui m'a fait de l'oeil. Oui je sais, le fromage végétal ça ne sonne pas très glam', surtout en français - veggie cheeeeese ça le fait tout de suite plus, non? Et puis le vrai fromage, c'est quand même un cadeau des Dieux. C'est d'ailleurs le seul produit laitier que je consomme. Tous les jours. Et souvent midi et soir. C'est très bien de se méfier des produits laitiers, mais moi ce dont je me méfie encore plus, c'est des positions radicales. Bref, ce cashew cheese (fromage à la noix de cajou en VF) avait vraiment l'air irrésistible. D'ailleurs, je n'ai (presque) rien changé à la recette originale.   

Et il l'était. Irresistible. La preuve par celui qui déteste faux-mage ET levure maltée : "Hein...?? Comment ça je peux pas finir le truc blanc...? Refais-en demain pour la photo !!". Les cajoux trempent pendant 4 heures et la lumière décline à 16h donc non, je n'en ai pas refait, mais c'est ce qui explique le pot minuscule - et à moitié rempli - sur la photo. De toutes façons, Môssieur voulait le tartiner... avec du fromage de chèvre. CQFD. 



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Très doux, avec le petit goût fromager caractéristique de la levure maltée et la pointe d'acidité du jus de citron, ce faux-mage à la texture irrégulière m'évoque un peu le cottage cheese. Du coup, je l'imagine bien en sandwich avec des tomates fraîches et des olives, mélangé avec une purée de légumes (patates douces, butternut, panais) ou encore dans un bol de quinoa. Pour son baptême c'est avec des blinis que je l'ai testé, et comme je me sens très généreuse après ces mois de disette, je vous en donne aussi la recette. Très faciles à réaliser, c'est une des recettes que je bidouille en 5 minutes quand je manque de temps et d'inspiration. Et en plus, il sont riches en protéines complètes grâce au mélange pois-chiche / riz / soja. 

Pour revenir à nos faux-mages, si vous n'êtes pas fan des textures granuleuses, libre à vous d'ajouter un peu d'eau ou d'huile à votre préparation et de la mixer plus finement (vive le Vitamix). Vous aurez alors une crème/sauce parfaite pour un plat de pâtes ou un risotto végétal. Le miso blanc est facultatif, mais j'aime sa douceur et sa richesse en enzymes digestives (la noix de cajou c'est gras quand même). Et vous pouvez bien sûr enrichir votre cashew cheese avec une pincée de piment d'Espelette ou des herbes aromatiques (thym, ciboulette, persil...).



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Cashew cheese

Pour un petit bol

60 g de noix de cajou
1 belle gousse d’ail
1 cuil. à café de jus de citron
2 cuil. à café de levure maltée
1 cuil. à café de miso blanc (facultatif)
Sel et poivre

Faire tremper les noix de cajou dans de l’eau pendant 4h, puis bien les rincer.
Mixer avec les autres ingrédients et juste assez d’eau pour obtenir une crème un peu grumeleuse (un peu plus si vous souhaitez une consistance lisse).

Blinis

Pour une dizaine de blinis

100 g de farine de pois-chiche
60 g de farine de riz complet
1 cuil. à café de curcuma
½ cuil. à café de sel
100 g de yaourt de soja
Huile d'olive

Mélanger les farines avec le sel et le curcuma, puis délayer progressivement avec 150 ml d’eau jusqu’à l’obtention d’une crème homogène. Terminer par le yaourt de soja et bien mélanger. Laisser reposer pendant 30 minutes, puis faire cuire 2 minutes sur chaque face dans de l'huile d'olive bien chaude.



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07 novembre 2014

Ginger & Coco Banana bread


Le banana bread est un grand classique américain et l'un des meilleurs repésentants de la comfort food, ou comment remonter son moral et sa température au coeur de l'hiver. La recette originale est à base de bananes mixées avec du beurre, des oeufs, du sucre, de la farine et du lait. Ni beurre, ni oeufs, ni lait de vache dans cette version 100% veggie, mais plein de bonnes choses et un petit air exotique : huile et chair de coco, sirop d'érable, gingembre confit et noix de cajou.

Pour un autre veggie banana bread à la purée d'amande, au muscovado et à la polenta, c'est par ici !


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Banana bread
Coco, cajou et gingembre confit

 

Pour un grand cake

La chair de 3 belles bananes (300 g environ)
80 ml de lait d’amande
40 g d’huile de coco
2 cs de sirop d’érable
½ cc rase d’extrait naturel de vanille en poudre (ou 1 cc d’arôme de vanille liquide)
75 g de farine de petit épeautre
75 g de farine de riz complet
2 pincées de sel
30 g de noix de coco râpée
20 g de gingembre confit
40 g de noix de cajou
 

 

 

 

 

 

 

Mixer les bananes avec le lait d’amande, l’huile de coco fondue au bain marie et le sirop d’érable.
Mélanger les farines avec la vanille, le sel et la noix de coco.
Verser le mélange liquide sur le mélange sec et bien mélanger afin d’obtenir une crème homogène. Ajouter le gingembre et les noix de cajou hâchés, mélanger et verser dans un moule à cake huilé et fariné.

Faire cuire 35 minutes à 180 °C : la lame d’un couteau doit ressortir sèche.

 

 

 

 

 

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