Chez Clem...

30 juin 2017

Courgettes farçies au hâchis végétal, recette facile pour journées marathons


Pour une fois, j'ai une (très bonne) excuse pour me faire rare sur ce blog : je déménage. Pas de blog mais de cuisine et - accessoirement - d'appartement. A moi les grands espaces et la cuisine ouverte dans laquelle je ne serai pas obligée de monter sur mon évier pour photographier l'assiette posée en équilibre sur les plaques de cuissons. En attendant, chaque jour voit les cartons se remplir de casseroles, les placards se vider petit à petit et ne parlons pas du congélo qui est carrément au bord du dépôt de bilan. Alors, comment faire pour survivre quand on n'a pas envie de se contenter de la pizza kasher du petit marchand d'en bas pendant des semaines et qu'on veut continuer à manger bon et bien (on est difficile) malgré l'envie de retourner se coucher dès 9 heures du matin ? 

Cette semaine, j'ai trouvé une nouvelle astuce : un super hâchis végétal préparé en grosse quantités et disséminé tout au long de la semaine dans des petits légumes farçis de saison. Il suffit, le jour venu, de le faire revenir avec un petit surplus d'huile ou de crème végétale pour le réhydrater avant d'en garnir poivrons, courgettes ou aubergines précuites au four ou à la vapeur. Et si vous avez la chance d'avoir une cuisine en état de fonctionnement, ne vous gênez pas pour congeler l'excédent, ça fonctionne très bien et ce sera parfait pour les jours de grosse flemme. 

 

Courgettes 2    

 

L'ingrédient phare n'est pas nouveau sur ce blog mais mon petit doigt me dit qu'il en effraie encore peut être certains. Pourtant, les protéines de soja texturées sont super riches en protéines, se trouvent dans tous les magasins bio, sont customisable à volonté et très simples d'utilisation. Il suffit de les réhydrater dans du bouillon avant de les faire revenir avec tous les ingrédients qui vous passent sous la main - bref, un excellent moyen de vider ses placards ! Seul inconvénient de ces petites choses : leur nom à coucher dehors et pas sexy du tout. Mais on mange bien des purées d'oléagineux à la petite cuillère pas vrai ? Si si, vous voyez très bien de quoi je parle... Bref, les PST sont ici parfumées avec de l'oignon, du poivron et du thym frais puis revenues avec un peu de crème,  d'où leur texture vraiment étonnante. Si vous aimez les simili-carnés essayez-le vite, ce hâchis végétal est franchement bluffant. Et n'oubliez pas d'en faire "un peu" trop ;) 

Je profite de ce post pour annoncer la sortie du dernier numéro de Régal, dans lequel vous retrouverez mes quatres recettes véganes pour faire la fête à votre assiette : ricotta végétale, tofu brouillé aux fines herbes, kébab au seitan maison et crème de cajou glacée aux fruits rouges. 

Allez hop, j'ai des cartons à faire, alors sans transition la recette ! 

 

Courgettes 3    

 

   

Petites courgettes farçies
Au hâchis végétal

Pour 4 personnes 

3 courgettes rondes
60 g de protéines de soja texturées
1 grand volume de bouillon végétal
1 c. à soupe d’huile d’olive
1 gousse d’ail
1 petit poivron rouge
1 oignon jaune ou blanc
1 belle branche de thym frais
100 ml de crème végétale
1 petite c. à soupe de levure maltée
Sel et poivron
1 à 2 c. à café de chapelure

 

Laver les courgettes et les faire précuire au four pendant 20 min. environ. Pendant ce temps, porter à ébullition un grand volume de bouillon végétal bien corsé et verser dans un bol sur les protéines de soja. Lorsque les courgettes sont cuites, découper les chapeaux et ôter délicatement la chair jusqu’à ½ cm des bords en faisant attention de ne pas percer la peau.  Faire revenir l’ail écrasé, l’oignon et le poivron émincés en petits cubes dans l’huile d’olive pendant 5 minutes, puis ajouter les PST égouttées, le thym, la crème et la levure maltée. Mélanger et laisser cuire encore 5 min., ou jusqu’à ce la crème soit absorbée et le mélange onctueux. Saler et poivrer. Répartir dans les courgettes évidées et recouvrir d’une pincée de chapelure. Remettre au four pour 10 minutes environ, jusqu’à ce que les courgettes soient bien tendres.

En attendant, l'un des multiples problèmes de mon quotidien mouvementé reste celui de notre alimentation quotidienne. Parce qu'il se trouve que j'aime beaucoup trop manger pour me contenter de la pizza kasher du petit marchand d'en bas pendnat des semaines. Si vous êtes en voyage, enceinte/jeune maman ou juste un peu débordée, ce post est pour vous aussi. Parceque quand une grande partie du matériel est dans les cartons, qu'il est de moins en moins question de remplir les placards (et ne parlons pas du congélateur qui doit être vidé plutôt que rempli) et qu'on est lessivée dès 9 heures du matin, mieux vaut avoir quelques bonnes idées en stock pour cuisiner bon, sain et facile. Or, il sa trouve que j'aime bien manger et que je n'ai aucune envie de carburer à la pizza kasher (au pied de l'immeuble) pendant des semaines. 

 

 

 

  

 

 

 

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29 mai 2017

Cauliflower crust pizza : la pizza 100% légumes !


J'adore la pizza. Surtout depuis que j'ai appris que c'était si simple de préparer la pâte soi-même et qu'on pouvait même en faire double dose et congeler le reste pour la fois suivante. En fait, je dirais même que j'aime les pizzaS. Parce que si vous traînez souvent par ici, vous aurez remarqué que je varie non seulement les garnitures (comme tout le monde), mais aussi les crust. Qui a déja testé ma pizza magique, express et gluten free ? Celle qui vous permet d'improviser une délicieuse pizza crousti-moelleuse en moins d'une heure ? Alors vous voyez ce que je veux dire. Ca n'est pas pour rien que ce blog s'appelle le Labo du bio. 

 

    Pizza 1


Cette fois-ci, je vous presente une version 100% légumes, totalement gluten-free, sans levée ni pétrissage. Mais quel est donc l'ingrédient miracle qui remplace la (presque) incontournable farine ? Accrochez-vous bien : la croûte est à base... de chou-fleur ! Mais promis, ça n'a même pas le goût du chou-fleur et la texture est vraiment chouette, juste croquante comme il faut. D'ailleurs, mes enfants ont litteralement adoré et pourtant je pourtant vous laisse imaginer ce qu'ils pensent du chou-fleur. Le principe : mixer la bête (crue) en semoule, mélanger avec un peu de yaourt (soja en ce qui me concerne) et lier le tout avec un oeuf de chia et une lichette de farine de pois-chiche. Il n'y a plus qu'à étaler et faire cuire longtemps au four, le temps que la pâte sèche et devienne bien croustillante. Vous êtes sceptique ? Le seul moyen, c'est de vérifier par vous même...

Amateurs d'expériences insolites, à vos choux-fleurs !
 

 

Pizza 2    



Pizzetta à la croute de chou-fleur
 

Pour 4 pizzetta

1 petit chou-fleur
100 g de yaourt de soja
1 c. à soupe de graines de chia
1 c. à café d’origan
1 grosse pincée d’ail en poudre (facultatif)
Sel et poivre
30 g de farine de pois-chiche

Garniture :
3 petites tomates
Une dizaine d’olives
1 c. à soupe de basilic ou de coriandre hâché(e)
2 c. à café de graines de tournesol
1 filet d’huile d’olive
Facultatif : 1 ou 2 cœurs d’artichaut à l’huile

Préchauffer le four à 180 °C.

Dans un petit bol, mélanger les graines de chia avec 40 ml d’eau. Laisser prendre 10 minutes.

Détailler les fleurettes et les laver. Les mixer afin d’obtenir une semoule. Mélanger le yaourt avec les épices et le gel de chia, saler et poivrer. Verser sur la semoule de chou-fleur et mélanger, puis terminer par la farine de pois-chiche.

Prélever de petites quantités de pâte et les étaler du plat de la main sur la plaque du four chemisée de papier sulfurisé, sur une épaisseur de 0,5 cm maximum.  Faire cuire 40 minutes environ, jusqu’à ce que les croutes commencent à se décoller. Oter du four, recouvrir de petits dés de tomates et d’olives dénoyautées, arroser d’huile d’olive et remettre au four pour 10 minutes. Sortir du four, ajouter le basilic, les graines de tournesol et les artichauts, servir. 

 

 

 

 

 

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21 mai 2017

Défi végan 21 jours : le bilan ** Et ma super recette de tacos au haché végétal


Les 21 jours véganes, c'est terminé ! Pas évident d'être végane à Paris quand on sort beaucoup, mais finalement je me suis bien amusée, j'ai inventé de nouvelles recettes, véganisé mes classiques et même converti pas mal de monde au seitan ;)  Petit résumé - avec une recette à la clef...

 

Blog 1    

 

 

 - Côté food
Je pensais que j'allais attaquer le défi les doigts dans le nez, me concocter de magnifiques assiettes véganes superhealthy et colorées et finir l'épreuve en pleine forme, le teint frais et le cheveux soyeux. C'est dire si j'étais confiante et motivée.  En fait, j'ai passé mes trois premières journées à tourner en rond autour de mon frigo en me demandant comme ne pas préparer le même repas que la veille et les trois premiers soirs... à ne rien pouvoir avaler du tout. Ca m'apprendra à sortir en mode végane sans prévenir personne (cf plus bas, "côté vie sociale"). Et puis, je me suis un peu secouée et là c'est devenu vraiment intéressant. J'ai appris à faire un (vraiment) bon seitan maison, du tofu brouillé, j'ai véganisé mes recettes fétiches (banana muffins, cookies, gratin), j'ai enfin découvert  les marques de vromages qui me faisaient de l'oeil depuis des mois (bon, il faut bien avouer que RIEN n'égalera jamais le "vrai" fromage, mais c'est assez marrant à tester et ça dépanne bien sur une pizza)... Bref, je n'ai pas vu le temps passer. On dit souvent que la créativité nait de la contrainte, j'ai toujours été d'accord mais là je suis totalement convaincue. Je concluerai en disant qu'à aucun moment, les ingrédients non véganes ne m'ont manqué, que je ne me suis sentie ni frustrée ni limitée. Heureusement, j'avais des commandes boulot quasi excusivement véganes, ce qui m'a bien facilité la tâche. Pour les petites astuces et idées menu, c'est sur mon Instagram que ça s'est passé. 

- Côté santé
Alors là, difficile de me prononcer car j'ai eu un mois particulièrement fatiguant et éprouvant, avec beaucoup de travail, un déménagement qui arrive à grands pas... bref, pas le meilleur moment pour faire un avant-après. Cela dit, je dois avouer que compte tenu du contexte je suis plutôt en forme. Et pour celles qui se poseraient la question, oui j'ai le teint plus clair, mais comme j'ai profité de cette petite parenthèse pour limiter les apéro et le café, ça restera toujours un mystère... De toutes façons, à part la famseuse B12 dont on ne viendrait à manquer qu'au bout de pas mal de temps, il suffirait de mettre céréales, légumineuses, graines et oléagineux et (beaucoup de) légumes verts dans son assiette pour rester dans les clous. Pas toujours facile à l'extérieur, mais chez soi ça ne demande pas tant d'efforts. Enfin soyons honnête, trois semaines de changement alimentaire ne suffiront jamais pour se faire une véritable opinion. Conclusion : plutôt encourageant, à refaire plus longtemps et dans un contexte plus favorable ! J'ai quand même fait un petit bilan sanguin histoire de voir, je ferai part des résultats sur Instagram avec un édit sur ce billet. 

- Côté vie sociale 
Le nerf de la guerre. La véritable expérience, c'était aussi me mettre dans la peau d'un(e) végan(e), pas juste dans son estomac. Pour voir si on peut se nourrir à peu près convenablement sans rester enfermé chez soi et si on ne se fait pas lincher au premier coming out. Au fil du défi, j'ai donc enchaîné week-end en famille et sorties parisiennes et invité pas mal d'amis à diner et/ou à prendre l'apéro. Les sorties à l'extérieur, j'avoue, c'est compliqué. Ca n'est déjà pas évident de manger végétarien au resto (ou ailleurs) mais alors végan, n'en parlons pas. Entre la première de théâtre où le seul petit four que j'ai pu avaler était un bol de tomates cerises et la soirée spéctacle entre copines ou j'ai fini par m'enfiler des carottes crues à minuit dans le métro, j'ai entamé le défi en mode affamée. En revanche, recevoir à la maison n'a pas été un problème : j'ai donné le choix à mes invités et la quasi totalité a opté pour la formule végane et ne l'a pas regretté. J'ai juste failli m'engueuler avec mon père (pour qui manger moins de viande signifie accompagner son omette de charcuterie), mais il a finalement accepté de goûter un bout de seitan et trouvé ça pas mal du tout. Allelluïa. Heureusement, les adresses vegan friendly se multiplient à Paris et  leur vie sociale devrait s'en trouver largement améliorée ! 

Alors, pourquoi ne pas devenir végane à plein temps ? Premièrement, parceque ce serait drôlement compliqué à gérer au niveau boulot : j'aime pouvoir garder une marge de création maximum, même si je n'écris que des recettes végétariennes. Ensuite, parceque je ne sais pas encore quels seraient les effets à long terme d'un régime totalement végane sur mon organisme qui a tendance à fonctionner à surrégime en permanence. Enfin, parceque je n'ai pas envie de me compliquer la vie quand je sors et d'expliquer encore et encore pourquoi je ne peux pas aller dans tel resto ou commander tel vin colllé au blanc d'oeuf. Et puis surtout, parceque j'ai vraiment du mal à imaginer la vie sans fromage (notamment). Ce qui me choque, tant au niveau ethique que nutritionnel ou sanitaire, c'est la production de masse et toutes les dérives qui d'ensuivent : les oeufs que ma tante ramasse dans son jardin n'auront jamais pour moi le goût de la maltraitance animale, mais cela fait longtemps que je n'achète plus que mes produits d'entretien (et encore) au Monop'. Je m'engage donc, chaque jour,  sur un chemin plus végétal, et ce défi m'aura permis de découvrir et de comprendre beaucoup de choses. D'ailleurs, je le referai c'est certain. Et je continuerai de vous proposer, encore plus qu'avant parceque j'ai compris à quel point c'était facile et ludique, de belles recettes véganes.

  

Tacos 2        



Voici donc l'un de mes plus gros succès de ces trois dernières semaines : les tacos au hâché végétal. Les protéines de soja texturées font souvent peur aux novices et pourtant, c'est très simple d'utilisation et super pratique dans les recettes véganes nécessitant de la viande hâchée (hachis parmentier, boulettes de viande...). Il suffit de les réhydrater dans un peu de bouillon, puis de les cuisiner comme on veut - en ne lésinant pas sur les aromates car les PST (pour les intîmes) sont extrêmement fades. Ayez donc la main bien lourde sur le tamari, le bouillon, l'ail ou les épices. Ces tacos demandent un peu de temps mais promis, en 30-40 minutes c'est bouclé et vous pourrez même varier les garnitures selon vos envies et les saisons, en remplaçant par exemple les PST par des légumineuses, les tomates par de la courge ou de la patate douce et en créant vos recettes de sauces préférées. 

 

Tacos au hâché végétal

Pour 4 personnes

6 crêpes de type tortillas (j'achète les miennes chez Naturalia)
75 g de protéines de soja texturées
400 ml de bouillon végétal
400 g de tomates cuites et pelées (en bocal si souhaité)
1 oignon 
1 poivron rouge ou jaune
2 c. à soupe d'huile d'olive
1 c. à café de cumin moulu
1/é c. à café de paprika fumé (facultatif mais trop bon)
1 grose pincée d'ail en poudre
Sel et poivre

Garnitures : tomates cerises, avocat, coriandre, citron vert...

Réhydrater les protéines de soja 15 minutes dans le bouillon. Faire revenir l'oignon et le poivron découpés en petits dés dans l'huile d'olive pendant 5 bonnes minutes. Ajouter les tomates, les PST égouttées et les épices, laisser cuire encore 10 minutes en remuant de temps en temps. saler et poivrer. 

Faire chauffer les tortillas dans une poêle sans matière grasse, 2 minutes de chaque côté. Les garnir de hâché végétal, ajouter les garnitures souhaitées et servir de suite. 

 

 

 

 

 

 

 

     

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11 mai 2017

Tiramisu végétal aux framboises, gingembre et aquafaba


Le tiramisu, c'est mon dessert préféré. Avec les glaces, le fraisier, le fondant au chocolat... Bref. C'est quand même mon dessert préféré. Du coup, je vous en propose régulièrement des versions véganes, voire crues. Mais celui-ci est un peu particulier : il y a de l'aquafaba dedans. Vous en avez forcément entendu parler : c'est l'eau de cuisson des pois-chiches, qui peut se battre en une étonnante chantilly aérienne et absolument neutre de goût (j'insiste, c'est important dans un dessert n'est ce pas?). Une révélation quand on sait qu'il est assez facile de donner aux desserts pâtissiers liant ou onctuosité avec, par exemple, des graines de chia ou de la compote de pomme, mais beaucoup plus compliqué de les rendre mousseux et légers comme le font les blancs d'oeufs en neige : le tofu soyeux y arrive assez bien, mais l'effet mousseux reste quand même assez (trop?) leger.

Je ne rentre pas dans les détails, d'autres l'ont fait beaucoup mieux que moi, notamment Sébastien Kardinal et Laura Veganpower qui viennent juste de sortir un livre génial sur le sujet avec des recettes de meringues, de mousses au chocolat et de flans forestiers à tomber par terre la langue pendante.  Evidemment, je me suis empressée de préparer une grosse dose d'aquafaba maison** et de me lancer dans un bon tiramisu pour faire connaissance avec cette petite merveille. Essai transformé : l'ajout d'aquafaba ajoute beaucoup de légèreté au duo de choc crème de cajou - crème de coco et surtout,  j'ai enfin réussi à restituer la texture mi crémeuse - mi mousseuse du véritable tiramisu, sans oeufs ni mascarpone !

 

Tiramisu 2     


Je n'avais pas de biscuits vegan sous la main alors j'ai bidouillé un petit crumble croquant, dont je vous note la recette ci-dessous et que vous êtes libre de remplacer par les gâteaux qui vous plairont. Quant à la garniture, arrivée du soleil oblige, j'ai choisi l'option petites verrines estivales au gingembre frais et aux framboises écrasées. Est-ce encore un tiramisu ? Je ne sais pas, mais c'est très bon ! 

Ca se passe très bien finalement, ce petit défi végan ^ ^

 

Tiramisu végétal aux fruits rouges, gingembre et aquafaba

Pour 6 personnes 

150 g de noix de cajou
2 cm de racine de gingembre
2 pincées de vanille en poudre
2 c. à café de jus de citron
1 boite de lait de coco
85 g de sucre blond
2 grosses c. à soupe d’huile de coco
50 g d’aquafaba
1 petite c. à café de vinaigre de cidre
150 g de framboises
1 c. à soupe de sirop d’agave
Une dizaine de bicuits au choix ou de crumble (recette ci-dessous).


Faire tremper les noix de cajou pendant 4 heures dans un grand bol d’eau fraîche. Bien rincer et égoutter. Mixer longuement avec 100 ml d’eau, la pulpe du gingembre, la vanille et le jus de citron, jusqu’à l’obtention d’une crème bien lisse. Ouvrir la boite de lait de coco, prélever la crème sur le dessus et bien mélanger avec la crème de cajou, 60 g de  sucre et l’huile de coco fondue afin d'obtenir une crème homogène. Placer au réfrigérateur pour 20-30 minutes afin d’épaissir un peu le mélange. Moudre finement le reste de sucre blond afin d’obtenir un sucre glace. Mélanger l’aquafaba avec le vinaigre, puis le monter en neige, ajouter l’aquafaba et fouetter encore 5 minutes. Ajouter à la crème coco-cajou, tout en mélangeant délicatement avec une maryse.

Ecraser grossièrement les framboises et les mélanger avec le sirop d’agave.

Disposer des biscuits à la cuiller, des speculoos ou des sablés écrasés dans le fond de 6 ramequins, recouvrir de purée de framboise, puis de crème cajou-coco. Placer au réfrigérateur pour 4 heures minimum (toute une nuit idéalement).

 

 

Tiramisu 1     

 

La recette du crumble express

100 g de farine de blé type T80
1 c. à soupe de sucre blond
1 pincée de vanille en poudre
1 pincée de sel
40 g de purée d'amande blanche
1 c. à soupe d'huile d'olive

Mélanger la farine avec le sucre, la vanille et le sel. Ajouter la purée d'amande et l'huile d'olive et sabler du bout des doigts, en ajoiutant 1 ou 2 c. à soupe d(eau si besoin, afin d'obtenir de grosses pépites irrégulières. Etaler sur la plaque du four chemisée de papier sulfurisé et faire cuire 10 minutes à 200°C. 

 

 

Crumblr   

 

** La recette de l'aquafaba maison est en intro du livre, mais attention, il y a un petit oubli : comptez 500 g de pois-chiches pour obtenir 75 cl d'aquafaba. 

 

 

 

 

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01 mai 2017

Végane pour 21 jours


Je ne suis pas végétarienne. Encore moins végane, forcément. Et pourtant, mes livres sont tous végétaux et de plus en plus souvent véganes. Comme la cuisine que je pratique au quotidien, parce que je m'y sens mieux et plus en accord avec le monde qui m'entoure.

Et puis en tant qu'auteur culinaire, je trouve l'alimentation végétale (veggie et/ou végane) mille fois plus créative que l'assiette classique plaçant la viande au centre de l'assiette. Jongler avec les fruits et légumes de saison et les céréales complètes, chercher des alternatives aux oeufs ou au beurre en pâtisserie ou la recette parfaite du cheesecake vegan (et cru, parfois) sont des défis incroyablement stimulants et j'espère que je n'aurai jamais fini de faire le tour de tout ce que le monde végétal peut nous apporter. Transformer une poignée de noix de cajou en dessert ultra-gourmand aura toujours pour moi un petit côté magique... 

Si je ne suis pas passée au 100% végétal, c'est parce que j'aime pouvoir tout goûter, tout essayer, que j'adore sortir, dîner au resto, boire du vin sans regarder sa compo, mettre les pieds sous la table quand je suis invitée, ramasser des oeufs tout frais dans le poulailler de ma tante et que ce qui me réussit le mieux, physiologiquement, est un régime à 90, voire 95 % végétal. C'est vrai, je suis plus épicurienne (option flemmarde) que militante. Mais soyons honnête, moins on mangera de produits animaux et principalement de viande, mieux le monde se portera et nous en premier.

 

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Du coup, lorsque j'ai entendu parler du Défi Végane, je me suis dit que c'était l'occasion de m'offrir 3 semaines 100% végétales, que ça n'allait pas me faire de mal (bien au contraire), que j'allais sûrement y faire de nouvelles découvertes culinaires et que si on était nombreux à jouer le jeu ce serait toujours ça de gagné sur le massacre animal et le réchauffement planétaire (eh oui, l'élevage émet plus de gaz à effet de serre que l'ensemble des transports individuels et collectifs. Ca fait réfléchir pas vrai ?).

Si vous avez envie d'en apprendre un peu plus sur ce fameux défi, voire d'y participer, je vous conseille d'acheter le livre d'Elise Desaulniers et/ou de vous inscrire sur le site. Pour ma part, je vous proposerai, jusqu'au 21 mai, des recettes véganes simples, délicieuses et créatives pour ne pas vous trouver dépourvu(e)s lorsque l'heure du dîner fut venu. Si ça n'est pas déjà fait, c'est le moment de me suivre sur Instagram

On commence tout de suite avec une recette toute simplette mais parfaitement complète : un gratin de chou-fleur à la béchamel de haricots blancs et au lait d'amande, pour un maximum de goût et de (bons) nutriments, le tout en un coup de mixeur - surtout si vos haricots sont déjà cuits. Il y a même la petite touche fromagère apportée par la levure maltée. Avec une salade de saison et une tranche de pain complet, vous êtes paré(e) et rassasié(e) ! Qui a dit que manger végane était compliqué ? 


Gratin 1        

 


Petits gratins de chou-fleur végans à la béchamel de haricots blancs


Pour 4 personnes

1 petit chou-fleur (450 g de fleurettes environ)
200 g de haricots blancs déjà cuits (en bocal si souhaité)
100 ml de lait d’amande
2 c. à café de moutarde
2 c. à soupe rases de levure maltée
1 pincée de noix de muscade
Sel et poivre
2 c. à soupe de chapelure
 

Préchauffer le four à 180 °C.

Détailler le chou-fleur en fleurettes, les laver et les faire cuire à la vapeur jusqu’à ce qu’elles soient bien tendres (20 min. environ). Les écraser grossièrement à la fourchette et les saler légèrement. Verser dans un plat à gratin ou dans 4 ramequins.

Bien rincer les haricots blancs s’ils sont en bocal, puis les mixer longuement avec le lait d’amande, la moutarde, la levure maltée et la muscade. Saler, poivrer et répartir sur le chou-fleur, mélanger légèrement afin d’obtenir une préparation non homogène. Recouvrir de chapelure et faire cuire pendant 20 minutes. Déguster bien chauds.



Gratin 3bis      





 

 

 

 

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27 avril 2017

Sablés sans beurre à l'huile de coco, gingembre et confiture de fruits rouges


Voici une autre recette toute simple, mais qui mérite bien sa place ici parce qu'honnêtement, ce sont les meilleurs sablés sans beurre que j'ai jamais faits. C'est un vrai challenge les sablés sans beurre (comme le crumble d'ailleurs), parce que les huiles végétales et autres purées d'oléagineux sont trop souples, voire liquides, pour leur apporter le croquant qu'on aime tant. La solution est venue de l'huile de coco, que j'utilise de plus en plus en cuisine pour son petit parfum discret de coco, mais aussi pour ses vertus nutritionnelles et ses atouts culinaires. Ici, le principe consiste à la traiter comme du beurre et donc à ne pas la faire fondre, mais à sabler le mélange de farines du bout des doigts. Super simple et très efficace !

 

Blog 2    

 

Parce que c'était mercredi et que je fais toujours un goûter spécial pour mes enfants ce jour-là, j'ai parfumé ces sablés avec un peu de gingembre en poudre et je les ai garnis de confiture de fruits rouges comme les lunettes de mon enfance. Version végane, ils doivent tout aussi bien fonctionner avec un oeuf de chia (1 cs de graines + 40 ml d'eau, laisser prendre 10 minutes). Le parfum de coco est très subtil, alors tous les accords sont permis : cet été, je les referai avec des fleurs de lavande, et l'hiver prochain, version BN healthy avec la pâte de sucre de coco de Comptoirs et Compagnie. 

Et hop, un nouveau basique pour les petites envies gourmandes :) 

 

 

Blog 3   

 

Sablés à l'huile de coco

Pour une dizaine de sablés (à superposer si souhaité) 


150 g de farine de blé T65
75 g de sucre blond
1 pincée de sel
75 g d'huile de coco
1 oeuf
Facultatif : 1 cc de gingembre en poudre, sucre glace et confiture de fruits rouges

Préchauffer le four à 200°C. Mélanger la farine avec le sucre blond, le sel et le gingembre si souhaité. Ajouter l'huile de coco solide (ou crémeuse, mais pas fondue) et travailler du bout des doigts jusqu'à l'obtention d'un mélange sableux. Ajouter l'oeuf, mélanger et former une boule de pâte. Etaler sur une épaisseur de 3 à 5 mm et découper avec un emporte-pièces. Pour des sablés à la confiture comme sur les photos, découper des ronds plus petits dans la moitié des biscuits. Disposer sur la plaque du four chemisée de papier sulfurisé et faire cuire pendant 10 minutes. Laisser refroidir et déguster tels quels, ou tartiner les sablés entiers de confiture et recouvrir avec les sablés troués préalablement saupoudrés de sucre glace. 



Blog 4     

 

 

 

 

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19 avril 2017

Banana muffins à décliner


J'ai un peu hésité à poster cette recette toute simple au milieu de mes super-alimentations, et puis finalement ces petits muffins sont si délicieux que je ne pouvais pas ne pas les partager. Les muffins sans beurre et aux aliments complets sont souvent un peu denses et certains leur reprochent de manquer de moelleux, même si personnellement j'adore ça. Pas de souci avec cette version simplissime à la banane : ils sont légers, gonflés, super moelleux et délicieusement parfumés, avec une pointe de coco (ou de cacao) et de caramel (grâce au sucre intégral). 

 

Photo 1    



Version vegan, remplacez l'oeuf par un oeuf de chia (mélanger 1 cs de graines + 40 ml d'eau, attendre 10 min.). Si vous êtes gluten free, n'oubliez pas mon association magique : 4/5 de farineS + 1/5 de fécule + 1 petite c. à café de psyllium. Et bien sûr, customisez cette recette de base comme bon vous semble : avec de gros éclats de chocolat, des épices, des fruits rouges (trop hâte de les tenter avec des fraises!) ou plein de petites graines. Ici, j'ai ajouté une belle pincée de vanille en poudre et une petite cuillerée de gingembre à la farine et saupoudré mes muffins de pralin.

Bref, je vous présente l'alliée des goûter improvisés et des petits dej' au lit sans prise de tête. D'ailleurs, je suis en train de l'apprendre à mon fils qui adore se lever (trop) tôt le week-end et pourra ainsi occuper ses petites mains pendant que maman fait dodo. 

Enjoy !

 

Photo 2   

    

 

 

Banana muffins

Pour 8 muffins

3 grosses bananes bien mûres
100 g de sucre intégral (ou fleur de coco)
1 oeuf
50 g d'huile de coco (ou de beurre de cacao)
125 g de farine de petit épeautre
1 c. à café de poudre à lever
1 c. à café de bicarbonate de soude


Préchauffer le four à 190 °C.

Ecraser les bananes, puis les mélanger vivement avec le sucre intégral et l'oeuf battu. Ajouter l'huile de coco fondue, puis la farine, la poudre à lever et le bicarbonate. Customiser comme souhaité (éclats de chocolat noir, noix de pécan, vanille ou gingembre en poudre, pralin...). Répartir dans des moules à muffins, puis faire cuire pendant 20 minutes. Laisser tiédir avant de démouler. Ces muffins supportent très bien  la congélation, il suffira de les réchauffer 10 minutes à four chaud !

 

 

 

 

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08 mars 2017

** Coconut bread vegan & healthy ! **


Hier, j'ai eu le plaisir d'animer un atelier culinaire autour de l'huile de coco Comptoirs et Compagnies (C&C pour les intimes). Vous savez, celle qu'on croise dans les magasins bio sous la forme d'une drôle de gourde super pratique car il suffit de presser dessus pour en extraire l'huile sous forme de crème, ou de la tremper dans l'eau chaude pendant quelques minutes pour la liquidifier... Pas de cuillère, pas de casserole, super hygiénique et en plus vraiment bonne, c'est ma petite chouchoute du moment. Bref, on s'est bien amusés avec cette merveille et les autres produits de la marque (miel de manuka, baies de goji...). D'ailleurs, j'espère pouvoir vous proposer un code promo sur la (future) boutique en ligne très bientôt ;)

Coconut bread     




Voici l'une des recettes que l'on a adorée et que j'ai promis de mettre sur le blog. Je n'ai découvert le coconut bread que très récemment, pourtant ce drôle de pain cartonne aux States depuis des années en raison de son parfum délicieux, mais aussi de ses vertus detox : peu sucré, riche en fibres douces et en excellents acides gras, c'est un peu la version exotico-healthy du banana bread. Il existe mille variantes autour de la recette de base, certaines avec des oeufs, pas mal de matières grasses et même du beurre (sacrilège !!). Personnellement j'aime bien le déguser au petit-dej' avec une bonne couche de beurre végétal et/ou de la confiture, ma recette est donc assez simple. En plus, il est déjà si moelleux et parfumé que je vois pas l'intérêt de se compliquer la vie. Et puis on dit bien coconut bread, pas coconut cake, pas vrai ? J'y ai quand-même ajouté une poignée de baies de goji parce que goji + coco, vous savez bien... 

J'adore le cuire sous la forme de petits pains individuels dans des empreintes à financiers, mais dans un moule à cake classique ça fonctionne très bien aussi. Vous pourrez le conserver 3-4 jours à température ambiante dans un torchon propre, ou le congeler (sous forme de tranches si vous avez choisi l'option cake) et le passer 10 minutes au four en cas d'envie subite. Version gluten-free, remplacez la farine de petit-épeautre par un mélange au choix et n'oubliez pas la touche de fécule et la pincée de psyllium !

Coconut bread 2    

 

Coconut bread aux baies de goji

Pour 8 petits pains ou un gros

125 g de farine de petit épeautre
1 cc bombée de poudre à lever
50 g de sucre intégral
1 cc rase de gingembre en poudre
1/é cc rase de vanille en poudre
1 grosse pincée de sel
100 g de coco râpée
1 petite poignée de baies de goji
100 ml de lait d’amande
50 g d’huile de coco

Mélanger la farine avec la poudre à lever, le sucre et les épices. Ajouter la coco râpée, puis les baies de goji. Faire fondre l’huile de coco dans une casserole à feu doux et verser sur le mélange sec ainsi que le lait d’amande. Bien mélanger. Verser dans un petit moule à cake chemisé de papier sulfurisé ou dans des empreintes individuelles. Faire cuire 15 minutes à 210 °C, puis 15 minutes à 180 °C (un peu moins dans le cas des petits pains individuels). Laisser refroidir avant de démouler. 



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01 mars 2017

Cake sans gluten à la farine de châtaigne, orange douce et chocolat noir


Le gluten chez moi, c'est surtout une affaire de goût... Je ne suis ni allergique ni intolérante, le pain et moi ça se passe très bien et je dirais même qu'on s'aime beaucoup. Mais il m'arrive - souvent - de troquer la farine de blé contre des farines complètes de riz, maïs, châtaigne ou quinoa. Pas vraiment pour diminuer ma consommation de céréales à gluten, mais pour l'incroyable éventail de saveurs et de textures qu'offre cette diversité céréalière : le parfum des farines de quinoa ou de châtaigne, la légèreté de celle de riz ou l'étonnante texture de la farine de de pois-chiche, qui permet de faire des crêpes et des galettes (voire même de la pâte à pizza) qui se tiennent parfaitement sans ajout d'autre chose qu'un peu d'eau fraîche... En somme, à chaque préparation et à chaque saison ses farines de prédilection et ça tombe très bien, puisque la variété est l'une des meilleures alliées de la cuisine saine. Je jongle donc allégremment avec tout ce qui me passe sous la main dans les recettes de sablés, cookies, pâtes à tarte ou à crêpe.

 

Cake 2    

                  

Là où ça se corse, c'est quand il faut faire lever la préparation. C'est le gluten qui donne son élasticité aux pâtes à pain, brioche, cake ou madeleine et leur apporte gonflant, moelleux et légèreté. Sans lui, on se retrouve vite face à une chose dense et à peine comestible (qui a déjà testé la "brique" quinoa-châtaigne du magasin bio..?). En générale, j'utilise donc la farine de petit épeautre dans mes pâtes levées : sa très faible teneur en gluten le rend beaucoup plus digeste que le blé traficoté (ce qui ne l'empêche pas de jouer parfaitement son rôle) et en plus il a un petit parfum rustique très agréable. 

Mais parfois, par curiosité ou par obligation (professionnelle ou amicale, on a tous des amis not gluten friendly), je me lance dans la pâtisserie 100% gluten free. Encouragée par l'étonnante réussite de ces madeleines toutes dodues, je me suis donc récement aventurée du côté du cake 100% gluten free mais bien gonflé, que je présente dans ce billet comme une recette de base à décliner selon les goûts et les saisons. Son secret : un mélange de farines (ne jamais mettre une seule farine dans un gâteau gluten free), un peu de fécule et une touche de psylium. Le psyllium tel qu'on le consomme, est en fait l'enveloppe d'une petite graine, que l'on préscrit généralement aux personnes souffrant d'un transit capricieux : sa richesse en fibres (quasiment 100%) et ses propriétés mucilagineuses en font un super allié du système digestif. C'est en écrivant mon livre Chia, lin, psyllium que j'ai compris qu'il remplaçait très bien les gommes (guar, xanthane) dans les pains sans gluten et donnait ausssi un vrai coup de pouce aux gâteaux. Depuis, j'en mets toujours une touche dans mes préparations gluten free (pas trop attention, il absorbe beaucoup les liquides et peut donner à vos desserts un aspect un peu spongieux). On trouve le psyllium en magasins bio (rayon compléments alimentaires) ou en pharmacie et même s'il n'est pas donné-donné, une toute petite quantité suffit pour un cake entier et le paquet se conserve longtemps. 

Voici donc une recette simple, juste gonflée comme il faut et à la mie moelleuse et bien aérée : j'y ai mélangé des farines de riz et de châtaigne avec des amandes fraîchement moulues et des pépites de chocolat noir. N'hésitez pas à varier les farines, à remplacer les amandes par des noisettes (ou une autre farine complète) et à garnir la pâte de tout ce qui vous fait plaisir - mais n'oubliez pas la touche de fécule (pour la légèreté) et de psyllium pour le gonflant !

Quelques idées :
- Fruits rouges et farines de riz+ maïs + coco (pas plus d'1/4)
- Figues fraîches et farines de riz + sarrasin + noisettes moulues
- Dès de poire, cacao en poudre et farines de riz + millet + amandes moulues
- Abricots, 
farines de maïs + quinoa + amandes moulues

 

 

Cake 1  

 

Cake gluten free : Amande, châtaigne, orange et chocolat noir


2 oeufs
70 g de farine de riz complète
50 g de farine de châtaigne
50 g d’amandes en poudre
30 g d’arrow-root
2 cc de poudre à lever sans gluten
1 cc de psyllium en poudre
100 g de sucre intégral
12 cl de lait d’amande
10 cl d’huile d’olive
3 gouttes d’he d’orange douce
60 g de chocolat noir
 

Mélanger les oeufs avec les farines, la poudre d'amande, la fécule, la levure, le sucre et le psyllium, en remuant bien entre chaque. Ajouter le lait d'amande tièdi dans une casserole, l'huile d’olive et l'huile essentielle. Terminer par le chocolat en morceaux et verser dans un moule à cake chemisé de papier sufurisé. Faire cuire 30-40 minutes, jusqu'à ce que le gâteau soit juste cuit à coeur (vérifier avec la pointe d'un couteau). Laisser refroidir avant de découper. 

 

 

 

 

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15 février 2017

Tarte au citron & miel de manuka, ganache au chocolat


Et voici une jolie recette de fin d'hiver, encore très comfort food mais déjà un peu printannière pour accompagner les jours qui rallongent... Un peu coupable de ne pas avoir consommé un seul citron bergamote cette année, je me suis précipitée sur les derniers spécimen de la saison pour en faire une tarte au citron bergamote et au chocolat noir : une pâte croquante, deux couches crémeuses, la légèreté acidulée de la crème au citron domptée par l'opulence du chocolat noir et un petit truc en plus : du miel de manuka et son arôme étonnant, caramélisé et légèrement poivré. 

Connaissez vous le miel de manuka ? Originaire de Nouvelle Zelande, où pousse l'arbuste dont il est issu, sa composition particulière en fait un aliment aux super vertus antiseptiques, antifongiques, antibactériennes, anti inflammatoires et tous les mots qui commencent par anti mais qui nous font du bien. Et par extension, anti-rhume et anti-tous-les-petits-maux-d'hiver et surtout ceux de la sphère ORL. Et aussi, super pour l'estomac et  la digestion. Et génial en application cutanée pour réparer les brûlures, soulager les peaux très sèches et abîmées et même les piqures d'insectes. Bref, à avoir toujours dans son placard à pharmacie naturelle, d'ailleurs c'est l'un des ingrédients favoris de la médecine traditionnelle maori. 

Tarte    



Le miel que j'utilise vient de chez Comptoirs et Compagnies , dont c'est l'un des ingrédients phare et pour qui je planche actuellement sur une huile de coco en gourde super pratique, et qui en commercialise à différentes concentrations. Je vous épargne les explications techniques, tout est sur le site, mais disons que plus l'indice IAA (ou UMF) est élevé, plus le miel de manuka est concentré en principes actifs et donc cher. En cuisine, je vous conseille le gros pot de 500 g de miel IAA5, plus économique et largement suffisant pour une utilisation culinaire - attention tout de même, c'est du miel de luxe, on ne balance pas tout le pot dans un pain d'épices, quoi que ce soit assez tentant, et on évite les hautes températures pour ne pas dégrader ses précieuses enzymes... Vous le trouverez en magasins bio et sur pas mal de sites internet, mais bien sûr d'autres marques en commercialisent. Et si vous n'avez pas envie (ou pas les moyens) de vous en procurer, il existe des tas de miel tous plus délicieux les uns que les autres, du thym à la lavande en passant par.. le citron tiens justement ! 

Vous vous doutez bien que j'ai utilisé mon chooclat cru pâtissier préféré, que vous pouvez vous le procurer par ici et que vous avez -10% avec mon code CHEZCLEM. Mais que vous pouvez tout à fait utiliser du chocolat pâtissier traditionnel si vous préférez! Si vous êtes not-gluten-friendly, vous pouvez aussi remplacer la pâte de la recette ci-dessous par celle-ci. Et si vous êtes vegan, remplacez le miel par du sirop d'agave ou augmentez tout simplement les doses de sucre ! Enfin, vous avez parfaitement le droit de faire cette tarte avec des citrons pas du tout bergamote, voire même avec des clémentines, de l'orange, bref... 

 

Citrons   

    
 

Tarte au citron bergamote, miel de manuka, chocolat cru


Pour la pâte à tarte
180 g de farine au choix (blé T80, petit épeautre, mélange sans gluten…)
1 c. à soupe bombée de sucre blond
50 ml d’huile d’olive
50 g de lait de coco
1 pincée de sel

Pour la crème au citron
150 ml jus de citron bergamote + les zestes de 2 citrons
30 g de sucre blond
70 g de miel de manuka
130 ml de lait de coco
2 c. à soupe bombées d’arrow-root
1 c. à café d’agar-agar
2 cs de purée d’amande blanche

Pour la ganache au chocolat
100 g de chocolat cru pâtissier Cook it rrraw (ou de chocolat pâtissier traditionnel)
100 ml de crème liquide végétale (soja, riz, avoine…)
1 pincée de sel


Préparer la pâte : mélanger la farine avec le sucre et le sel, puis avec l’huile d’olive et le lait de coco, former une boule de pâte souple (ajouter un peu de lait de coco si besoin), étaler au rouleau sur une feuille de papier sulfurisé et disposer dans un moule à tarte. Piquer avec une fourchette et faire cuire à blanc, 20 minutes environ à 180 °C, jusqu’à ce que la pâte commence à dorer.

Mettre le jus et les zestes de citron dans une casserole, ajouter le sucre, le miel, le lait de coco, l’arrow-root et l’agar-agar, bien mélanger et faire chauffer à feu doux jusqu’à ce que le mélange épaississe (environ 5 minutes, attention il prend d’un coup). Lorsqu’il est bien crémeux, ôter du feu, ajouter la purée d’amande et mélanger vivement, puis verser sur le fond de tarte et étaler uniformément avec une spatule. Laisser prendre au réfrigérateur pendant 30 minutes minimum.

Couper le chocolat en copeaux et mettre dans un bol. Dans une petite casserole, porter le lait de coco ou la crème à ébullition et verser sur le chocolat, attendre 1 minute. Ajouter le sel et le sirop si souhaité et mélanger vivement afin d’obtenir une crème homogène. Répartir sur la crème au citron et étaler uniformément. Remettre au réfrigérateur pour une heure minimum. Sortir une dizaine de minutes avant de consommer. 

 

 

 

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