Cette idée-là, elle m'a trotté dans la tête tout le week-end, mais allez trouver des coings et pire encore, de la fève tonka au fin fond de la Bretagne bretonnante!

Cela dit, j'ai quand même réussi à dégotter une Biocoop , à y retourner trois fois en deux jours (en plus il fallait que je me fasse emmener en voiture), à acheter des pommes et de la purée d'amande et à faire une bonne tarte à ma belle famille qui a du se demander qui était cette hurluberlue qui ne pouvait pas cuisiner avec les aliments "normaux" du magasin d'en bas...

Les pauvres doivent ce demander ce que je fais à leur fiston, complètement anémié par le manque de viande, se relevant la nuit pour aller chercher des côtes de boeuf dans les supermarchés désertés...

En tous cas, de retour à la maison on s'est bien régalé avec ces soufflés tous légers et parfumés que je vous conseille de tester tant qu'il y a des coings.



Soufflés aux coings et à la fève tonka


Clem_cadr_e_photoshop


Pour 4 petits soufflés :

1 beau coing (400 gr. environ)
3 oeufs (jaunes et blancs séparés)
50 gr. de sucre blond
20 gr. d'arrow-root (ou de maïzena)
25 cl de lait de soja
1 fève tonka

      
Beurrer les moules à soufflés, les fariner et les réserver au réfrigérateur.

Eplucher le coing, jeter le trognon et découper la chair en gros morceaux.
Les faire cuire 25 minutes dans l'eau bouillante, puis égoutter et mixer.

Faire préchauffer le four à 210°.

Blanchir les jaunes d'oeufs avec le sucre, l'arrow-root et la fève tonka râpée.
Dans une petite casserole, porter le lait de soja à ébullition, en verser une petite quantité sur le mélange aux oeufs, bien mélanger et reverser le tout dans la casserole.
Mélanger sur feu doux jusqu'à ce que le mélange ait bien épaissi.
Ajouter la purée de coings.

Monter les blancs en neige ferme avec quelques gouttes de jus de citron et les incorporer très délicatement à la préparation précédente.

Enfourner et faire cuire à 190° pendant 15 minutes (attention ne surtout pas ouvrir la porte du four pendant la cuisson!)

Comme chacun sait, un soufflé n'attend pas, donc le dévorer de suite.