Je ne suis pas végétarienne. Encore moins végane, forcément. Et pourtant, mes livres sont tous végétaux et de plus en plus souvent véganes. Comme la cuisine que je pratique au quotidien, parce que je m'y sens mieux et plus en accord avec le monde qui m'entoure.

Et puis en tant qu'auteur culinaire, je trouve l'alimentation végétale (veggie et/ou végane) mille fois plus créative que l'assiette classique plaçant la viande au centre de l'assiette. Jongler avec les fruits et légumes de saison et les céréales complètes, chercher des alternatives aux oeufs ou au beurre en pâtisserie ou la recette parfaite du cheesecake vegan (et cru, parfois) sont des défis incroyablement stimulants et j'espère que je n'aurai jamais fini de faire le tour de tout ce que le monde végétal peut nous apporter. Transformer une poignée de noix de cajou en dessert ultra-gourmand aura toujours pour moi un petit côté magique... 

Si je ne suis pas passée au 100% végétal, c'est parce que j'aime pouvoir tout goûter, tout essayer, que j'adore sortir, dîner au resto, boire du vin sans regarder sa compo, mettre les pieds sous la table quand je suis invitée, ramasser des oeufs tout frais dans le poulailler de ma tante et que ce qui me réussit le mieux, physiologiquement, est un régime à 90, voire 95 % végétal. C'est vrai, je suis plus épicurienne (option flemmarde) que militante. Mais soyons honnête, moins on mangera de produits animaux et principalement de viande, mieux le monde se portera et nous en premier.

 

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Du coup, lorsque j'ai entendu parler du Défi Végane, je me suis dit que c'était l'occasion de m'offrir 3 semaines 100% végétales, que ça n'allait pas me faire de mal (bien au contraire), que j'allais sûrement y faire de nouvelles découvertes culinaires et que si on était nombreux à jouer le jeu ce serait toujours ça de gagné sur le massacre animal et le réchauffement planétaire (eh oui, l'élevage émet plus de gaz à effet de serre que l'ensemble des transports individuels et collectifs. Ca fait réfléchir pas vrai ?).

Si vous avez envie d'en apprendre un peu plus sur ce fameux défi, voire d'y participer, je vous conseille d'acheter le livre d'Elise Desaulniers et/ou de vous inscrire sur le site. Pour ma part, je vous proposerai, jusqu'au 21 mai, des recettes véganes simples, délicieuses et créatives pour ne pas vous trouver dépourvu(e)s lorsque l'heure du dîner fut venu. Si ça n'est pas déjà fait, c'est le moment de me suivre sur Instagram

On commence tout de suite avec une recette toute simplette mais parfaitement complète : un gratin de chou-fleur à la béchamel de haricots blancs et au lait d'amande, pour un maximum de goût et de (bons) nutriments, le tout en un coup de mixeur - surtout si vos haricots sont déjà cuits. Il y a même la petite touche fromagère apportée par la levure maltée. Avec une salade de saison et une tranche de pain complet, vous êtes paré(e) et rassasié(e) ! Qui a dit que manger végane était compliqué ? 


Gratin 1        

 


Petits gratins de chou-fleur végans à la béchamel de haricots blancs


Pour 4 personnes

1 petit chou-fleur (450 g de fleurettes environ)
200 g de haricots blancs déjà cuits (en bocal si souhaité)
100 ml de lait d’amande
2 c. à café de moutarde
2 c. à soupe rases de levure maltée
1 pincée de noix de muscade
Sel et poivre
2 c. à soupe de chapelure
 

Préchauffer le four à 180 °C.

Détailler le chou-fleur en fleurettes, les laver et les faire cuire à la vapeur jusqu’à ce qu’elles soient bien tendres (20 min. environ). Les écraser grossièrement à la fourchette et les saler légèrement. Verser dans un plat à gratin ou dans 4 ramequins.

Bien rincer les haricots blancs s’ils sont en bocal, puis les mixer longuement avec le lait d’amande, la moutarde, la levure maltée et la muscade. Saler, poivrer et répartir sur le chou-fleur, mélanger légèrement afin d’obtenir une préparation non homogène. Recouvrir de chapelure et faire cuire pendant 20 minutes. Déguster bien chauds.



Gratin 3bis