Les 21 jours véganes, c'est terminé ! Pas évident d'être végane à Paris quand on sort beaucoup, mais finalement je me suis bien amusée, j'ai inventé de nouvelles recettes, véganisé mes classiques et même converti pas mal de monde au seitan ;)  Petit résumé - avec une recette à la clef...

 

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 - Côté food
Je pensais que j'allais attaquer le défi les doigts dans le nez, me concocter de magnifiques assiettes véganes superhealthy et colorées et finir l'épreuve en pleine forme, le teint frais et le cheveux soyeux. C'est dire si j'étais confiante et motivée.  En fait, j'ai passé mes trois premières journées à tourner en rond autour de mon frigo en me demandant comme ne pas préparer le même repas que la veille et les trois premiers soirs... à ne rien pouvoir avaler du tout. Ca m'apprendra à sortir en mode végane sans prévenir personne (cf plus bas, "côté vie sociale"). Et puis, je me suis un peu secouée et là c'est devenu vraiment intéressant. J'ai appris à faire un (vraiment) bon seitan maison, du tofu brouillé, j'ai véganisé mes recettes fétiches (banana muffins, cookies, gratin), j'ai enfin découvert  les marques de vromages qui me faisaient de l'oeil depuis des mois (bon, il faut bien avouer que RIEN n'égalera jamais le "vrai" fromage, mais c'est assez marrant à tester et ça dépanne bien sur une pizza)... Bref, je n'ai pas vu le temps passer. On dit souvent que la créativité nait de la contrainte, j'ai toujours été d'accord mais là je suis totalement convaincue. Je concluerai en disant qu'à aucun moment, les ingrédients non véganes ne m'ont manqué, que je ne me suis sentie ni frustrée ni limitée. Heureusement, j'avais des commandes boulot quasi excusivement véganes, ce qui m'a bien facilité la tâche. Pour les petites astuces et idées menu, c'est sur mon Instagram que ça s'est passé. 

- Côté santé
Alors là, difficile de me prononcer car j'ai eu un mois particulièrement fatiguant et éprouvant, avec beaucoup de travail, un déménagement qui arrive à grands pas... bref, pas le meilleur moment pour faire un avant-après. Cela dit, je dois avouer que compte tenu du contexte je suis plutôt en forme. Et pour celles qui se poseraient la question, oui j'ai le teint plus clair, mais comme j'ai profité de cette petite parenthèse pour limiter les apéro et le café, ça restera toujours un mystère... De toutes façons, à part la famseuse B12 dont on ne viendrait à manquer qu'au bout de pas mal de temps, il suffirait de mettre céréales, légumineuses, graines et oléagineux et (beaucoup de) légumes verts dans son assiette pour rester dans les clous. Pas toujours facile à l'extérieur, mais chez soi ça ne demande pas tant d'efforts. Enfin soyons honnête, trois semaines de changement alimentaire ne suffiront jamais pour se faire une véritable opinion. Conclusion : plutôt encourageant, à refaire plus longtemps et dans un contexte plus favorable ! J'ai quand même fait un petit bilan sanguin histoire de voir, je ferai part des résultats sur Instagram avec un édit sur ce billet. 

- Côté vie sociale 
Le nerf de la guerre. La véritable expérience, c'était aussi me mettre dans la peau d'un(e) végan(e), pas juste dans son estomac. Pour voir si on peut se nourrir à peu près convenablement sans rester enfermé chez soi et si on ne se fait pas lincher au premier coming out. Au fil du défi, j'ai donc enchaîné week-end en famille et sorties parisiennes et invité pas mal d'amis à diner et/ou à prendre l'apéro. Les sorties à l'extérieur, j'avoue, c'est compliqué. Ca n'est déjà pas évident de manger végétarien au resto (ou ailleurs) mais alors végan, n'en parlons pas. Entre la première de théâtre où le seul petit four que j'ai pu avaler était un bol de tomates cerises et la soirée spéctacle entre copines ou j'ai fini par m'enfiler des carottes crues à minuit dans le métro, j'ai entamé le défi en mode affamée. En revanche, recevoir à la maison n'a pas été un problème : j'ai donné le choix à mes invités et la quasi totalité a opté pour la formule végane et ne l'a pas regretté. J'ai juste failli m'engueuler avec mon père (pour qui manger moins de viande signifie accompagner son omette de charcuterie), mais il a finalement accepté de goûter un bout de seitan et trouvé ça pas mal du tout. Allelluïa. Heureusement, les adresses vegan friendly se multiplient à Paris et  leur vie sociale devrait s'en trouver largement améliorée ! 

Alors, pourquoi ne pas devenir végane à plein temps ? Premièrement, parceque ce serait drôlement compliqué à gérer au niveau boulot : j'aime pouvoir garder une marge de création maximum, même si je n'écris que des recettes végétariennes. Ensuite, parceque je ne sais pas encore quels seraient les effets à long terme d'un régime totalement végane sur mon organisme qui a tendance à fonctionner à surrégime en permanence. Enfin, parceque je n'ai pas envie de me compliquer la vie quand je sors et d'expliquer encore et encore pourquoi je ne peux pas aller dans tel resto ou commander tel vin colllé au blanc d'oeuf. Et puis surtout, parceque j'ai vraiment du mal à imaginer la vie sans fromage (notamment). Ce qui me choque, tant au niveau ethique que nutritionnel ou sanitaire, c'est la production de masse et toutes les dérives qui d'ensuivent : les oeufs que ma tante ramasse dans son jardin n'auront jamais pour moi le goût de la maltraitance animale, mais cela fait longtemps que je n'achète plus que mes produits d'entretien (et encore) au Monop'. Je m'engage donc, chaque jour,  sur un chemin plus végétal, et ce défi m'aura permis de découvrir et de comprendre beaucoup de choses. D'ailleurs, je le referai c'est certain. Et je continuerai de vous proposer, encore plus qu'avant parceque j'ai compris à quel point c'était facile et ludique, de belles recettes véganes.

  

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Voici donc l'un de mes plus gros succès de ces trois dernières semaines : les tacos au hâché végétal. Les protéines de soja texturées font souvent peur aux novices et pourtant, c'est très simple d'utilisation et super pratique dans les recettes véganes nécessitant de la viande hâchée (hachis parmentier, boulettes de viande...). Il suffit de les réhydrater dans un peu de bouillon, puis de les cuisiner comme on veut - en ne lésinant pas sur les aromates car les PST (pour les intîmes) sont extrêmement fades. Ayez donc la main bien lourde sur le tamari, le bouillon, l'ail ou les épices. Ces tacos demandent un peu de temps mais promis, en 30-40 minutes c'est bouclé et vous pourrez même varier les garnitures selon vos envies et les saisons, en remplaçant par exemple les PST par des légumineuses, les tomates par de la courge ou de la patate douce et en créant vos recettes de sauces préférées. 

 

Tacos au hâché végétal

Pour 4 personnes

6 crêpes de type tortillas (j'achète les miennes chez Naturalia)
75 g de protéines de soja texturées
400 ml de bouillon végétal
400 g de tomates cuites et pelées (en bocal si souhaité)
1 oignon 
1 poivron rouge ou jaune
2 c. à soupe d'huile d'olive
1 c. à café de cumin moulu
1/é c. à café de paprika fumé (facultatif mais trop bon)
1 grose pincée d'ail en poudre
Sel et poivre

Garnitures : tomates cerises, avocat, coriandre, citron vert...

Réhydrater les protéines de soja 15 minutes dans le bouillon. Faire revenir l'oignon et le poivron découpés en petits dés dans l'huile d'olive pendant 5 bonnes minutes. Ajouter les tomates, les PST égouttées et les épices, laisser cuire encore 10 minutes en remuant de temps en temps. saler et poivrer. 

Faire chauffer les tortillas dans une poêle sans matière grasse, 2 minutes de chaque côté. Les garnir de hâché végétal, ajouter les garnitures souhaitées et servir de suite.