Une dédicace et des muffins
Beaucoup de travail, peu de temps, les courses de Noël à terminer et un bébé en route pour le mois de mars... Et voici mon blog un peu à l'abandon. Pour me faire pardonner, des muffins simplissimes et tout moelleux comme je les aime, avec en bonus le petit plus santé du son d'avoine, à savourer avec un bon velouté d'hiver (quelques idées : butternut, clémentine et épices douces ou la délicieuse soupe détox à l'ail et au fenouil).
Avis aux parisien(ne)s : je serai en dédicace pour Tofu soyeux samedi après-midi de 17h à 19h chez La Plage au 60, rue Monsieur le Prince dans le 6ème. Passez me voir!
Muffins au son d'avoine, échalotes confites et noisettes
Pour 6 muffins
200 g d'échalotes
130 g de farine de petit épeautre
70 g de son d'avoine
30 g de purée de noisette
20 g de noisettes hâchées
20 ml d'huile d'olive + 1 c. à soupe
1 oeuf1 c. à café de miel
1 c. à café de poudre à lever
1 c. à café de sel
Faire blondir les échalotes émincées dans la c. à soupe d'huile d'olive pendant 2-3 minutes. Ajouter le miel et laisser confire à couvert et à feu très doux pendant 10 minutes.
Préparer le mélange sec : dans un grand bol, mélanger la farine avec le son d'avoine, le sel, la poudre à lever et les noisettes hâchées. Préparer la mélange humide : mélanger la purée de noisette avec l'oeuf et l'huile d'olive.
Verser le mélange humide ainsi que les échalotes sur le mélange sec et travailler du bout de la forchette afin d'obtenir une texture irrégulière.
Verser dans des moules à muffin en sillicone ou beurrés et farinés et laire cuire 25 minutes envieon à 180 °C (vérifier la cuisson avec la lame d'un couteau). Laisser tièdir avant de démouler.
Fondant au chocolat, café-sarrasin
Il y a ceux qui ont UNE recette de gâteau au chocolat et qui, après l'avoir réalisée en long, en large et en travers, la maîtrisent à la perfection (dans ce cas, le gâteau d'Hermé ou de Marcolini devient généralement "Mon gâteau"). Et puis il y a ceux qui, comme moi, sont incapables de se résoudre à manger le même brownie / moelleux / coulant pour les siècles des siècles et qui improvisent des hybrides bizarres sur un coin de table, avec les ingrédients du bord (pas de farine? Allez hop, un peu de fécule. Pas de beurre? Pas de soucis, une bonne lichée de purée de noisette. Pas de chocolat? Ouuups...).
J'avoue tout de même que dans ma grande versatilité, j'ai un petit penchant pour le fondant. Surtout quand il est tellement fondant qu'on renonce à le démouler et qu'on le dévore sauvagement à la petite cuillère, directement dans le plat. Difficile de faire plus simple : on fait fondre du chocolat avec une matière grasse au choix, on y ajoute les autres ingrédients (oui, direct dans la casserole), on transfère dans un plat à gâteau et hop, au four. Et en plus, il se conserve sans problème plusieurs jours au frigo. De quoi s'envoyer chaque jour sa petite dose.
Dans ce fondant-là, j'ai choisi de faire ressortir le goût du chocolat avec du café, un peu de sarrasin fraîchement moulu et une touche de vanille. De la purée d'amande à la place du beurre, un peu de sucre intégral pour son petit goût de caramel et des blancs d'oeufs en neige pour la légèreté, vingt minutes au four et zut alors, j'ai déjà envie de tester une version orange et pâte d'amande...
Fondant au chocolat, café-sarrasin
Pour 6 personnes
200 g de chocolat noir
50 g de purée d’amande blanche
2 œufs, jaunes et blancs séparés
2 c. à soupe de sarrasin non grillé
1 expresso ou 1 c. à café bombée de café soluble
50 ml de lait d’amande
1 c. à soupe de sucre intégral
½ c. à café d’extrait naturel de vanille (facultatif)
Préchauffer le four à 160 °C.
Préparer une petite tasse de café. Dans une casserole, mélanger le café avec le chocolat en morceaux, le lait d’amande et la purée d’amande blanche, puis faire fondre à feu doux. Oter du feu, ajouter les jaunes d’œufs, la vanille et le sarrasin finement moulu avec le sucre dans un petit mixeur ou un moulin à café. Bien mélanger. Battre les blancs en neige et les incorporer délicatement au mélange. Verser dans un petit moule à gâteau beurré et fariné.
Enfourner et laisser cuire 15 à 20 minutes selon le résultat souhaité. Laisser refroidir, puis placer au réfrigérateur pour 2 heures minimum.
Pssssst.... Il y a un chapitre Chocolat dans le sommaire "Recette sucrées" en colonne de droite...
Des légumes pour les enfants et une tatin de butternut au chèvre, érable et noix de pécan
Contrairement à pas mal de mes copines, je n'ai jamais eu beaucoup de mal à faire avaler ses légumes à Timothée. Mon truc à moi : ne pas lui laisser le choix. Les légumes verts sont servis dans des petits chaussons, les courgettes sur de la pâte à tarte et les épinards sous une jolie couche de crumble. Et non seulement il mange, mais en plus il aime ça. La plupart du temps. Sauf la betterave (mystère...). Et surtout les champignons (re-mystère). De toutes façons, les knackis-coquillettes, vous vous doutez bien que ça n'est pas mon truc.
Dans le petit récap' ci-dessous à l'attention de mes letcrices-mamans (mais aussi de mes letrices pas mamans mais gourmandes), vous trouverez donc des plats du soir tout simples et classés par saisons, aussi bien adaptés aux tout petits qu'au reste de la famille et dans lesquels les légumes sont indissociables des autres ingrédients. Personnellement et sur conseil de ma pédiatre, je limite les protéines animales au repas du midi. Vous ne trouverez donc ni viande, ni oeufs, ni poisson dans cette selection, mais parfois un peu de fromage par-ci par-là, pour le plaisir et parce que malgré tout ce que je pense des excès de lait de vache, il me semble risqué d'en priver les plus petits.
Vous retrouverez ce classement dans la colonne de droite d'ici quelques jours, enrichi au fur et à mesure des recettes postées sur ce blog.
Printemps
Blinis de soja vert à la roquette et thé matcha
Chaussons fourrés à la crème de légumes verts et au fromage de chèvre
Pizza de printemps
Eté
Tarte aux courgettes marinées
Pâtisson garni au quinoa
Tartelettes de polenta aux tomates confites
Tartelettes rustiques chèvre-épinard
Crumble de navet aux noisettes et au miel
Automne
Tartelettes aux girolles
Tatin de shiitakés pomme-gingembre
Gâteau de polenta aux pleurottes
Crumble chèvre-épinard au quinoa
Gratin de chou-fleur au tofumé
Lasagnes "alla zucca", butternut et faisselle de chèvre
Gratin de butternut aux poires et au fromage de chèvre
Clafoutis à la courge butternut, au miel et aux épices douces
Hiver
Velouté de courge, carotte et patate douce
Mini rouleaux à la courge spaghetti, sauce cremeuse orange et noisette
Courge butternut en béchamel gratinée
Gratin de courge spaghetti, au quinoa et à la brousse de brebis
Gratin de courge spaghetti, béchamel mimolette et butternut
Salasifis en béchamel de noisette au chèvre
Galettes de potimarron, chèvre-noisette
Et pour clore dignement ce petit chapitre, LA recette qui va faire aimer la courge à vos enfants - et à votre homme!
Tatin de butternut au fromage de chèvre, parfum sirop d'érable et noix de pécan
Pour la pâte :
180 g de farine de blé type T80
3 cs d’huile d’olive
1 cc de sel
Pour la garniture :
1 courge butternut d’environ 800 g
70 g de fromage de chèvre type bûche
10 cerneaux de noix de macadamia
1 cs de sirop d’érable
1 cs d’huile d’olive
2 pincées de 4 épices
Sel et poivre
Préchauffer le four à 180°C (th. 6).
Eplucher la courge, ôter les pépins et découper la chair en morceaux. Faire dorer quelques minutes dans l’huile d’olive, puis ajouter le sirop d’érable, couvrir et laisser cuire 15 minutes à feu très doux, en remuant de temps en temps et en ajoutant un peu d’eau si nécessaire, jusqu’à ce que la courge soit bien tendre. Saler, poivrer et ajouter les épices.
Préparer la pâte : mélanger la farine avec le sel puis avec l’huile d’olive, travailler rapidement du bout des doigts et ajouter juste assez d’eau pour obtenir une boule de pâte souple et non collante. L’étaler sur une feuille de papier sulfurisé .
Huiler le fond d’un moule à tarte, y répartir la courge butternut et recouvrir de lamelles de chèvre. Retourner délicatement la pâte dessus en ramenant bien les bords sous la courge. Percer un petit trou au centre de la pâte avec la pointe d’un couteau.
Faire cuire 20 à 25 minutes, jusqu’à ce que la pâte commence à dorer.
5 minutes avant de servir, retourner la pâte à l’endroit, disposer les cerneaux de noix et passer 5 minutes sous le grill du four.
Tofu cake aux pommes
Moi, les dimanches pluvieux, je fais des gâteaux. Et ensuite, on les dévore avec un grand chocolat chaud, devant un bon film, en écoutant tomber la pluie. Pas de grande ballade (la flemme), pas de ciné (Timothée est trop petit), pas d'expo (la queue sous la pluie, bof bof). Un peu de cocooning, ça ne fait pas de mal de temps en temps.
Cette recette est une variante saisonnière autour de mon Tofu cake et elle est tellement simple que vous pourrez même mettre vos enfants à contribution. Pour vos hommes, je ne sais pas trop, le mien refuse de franchir le seuil de la cuisine autrement que pour attraper le pot de Nutella. Bref, il s'afit d'une variante autour du gâteau au yaourt, sauf que dans celui-ci, il n'y a ni oeufs... ni yaourt! C'est le tofu soyeux qui donne à ce gâteau sa texture unique, fondante à coeur et moelleuse tout autour. Comme tout bon basique, il se décline à l'infini en variant garniture, sucres et farines et en ajoutant les épices et graines que l'on souhaite. Voici l'une de mes versions préférées : pommes, noisettes et lait d'avoine, le tout relevé par le délicieux petit goût caramelisé du sucre muscovado.
Bon dimanche!
Tofu cake aux pommes,
Noisettes et muscovado
Pour un petit cake
1 grosse pomme (200 g environ)
200 g de tofu soyeux
100 g de farine de petit épeautre
100 g de farine de riz ½ complet
80 g de sucre intégral
1 sachet de poudre à lever
70 ml d’huile d’olive
50 ml de lait d’avoine
25 g de noisette
Préchauffer le four à 180 °C (th. 6).
Mixer le tofu soyeux afin d’obtenir une consistance crémeuse, puis le mélanger avec les autres ingrédients dans un grand récipient. Ajouter les noisettes en petits morceaux, verser les 2/3 de la préparation dans un moule beurré et fariné, recouvrir de pomme en fines lamelles, puis du reste de pâte.
Faire cuire 30 à 35 minutes, jusqu’à ce que la lame du couteau ressorte sèche. Laisser refroidir avant de démouler.
Lasagnes "alla zucca", butternut et faisselle de chèvre
A une époque, j'avais pour habitude d'enregistrer dans mes favoris toutes les recettes qui me faisaient envie. Et puis, je me suis rendue compte que je ne les consultais jamais, où alors juste pour me dire "Tiens, celle-là je la ferais bien... un de ces jours". Parce que ce que j'aime par dessus tout en cuisine, c'est partir d'une idée générale (deux ou trois saveurs, une vague idée de texture ou de résultat final) et me lancer à l'aveugle. En pâtisserie, où les ingrédients se mesurent souvent au gramme près, ça donne des résultats particulièrement intéressants et, surtout, très loin des sentiers battus. Evidement, je suis plus adepte du crumble que du millefeuille ou du trianon.
Bref, en consultant mes notes pour la énième fois, je suis tombée sur une recette de lasagnes alla zucca, ces lasagnes au potiron et à la ricotta très répandues en Italie du nord et dont l'originalité réside dans l'ajout d'amaretti et d'une sorte de confiture de pomme. Mais ce qui a retenu mon attention dans cette recette, c'était surtout l'ajout de faisselle de chèvre (avec son petit lait) au dessus des lasagnes avant cuisson. J'ai donc remplacé le potiron par de la courge butternut, supprimé amaretti et confiture de pomme (tout simplement parce que je n'en avais pas sous la main) et considérablement allegé la dose de fromage en me concentrant sur les faisselles. Bref, ma recette n'a plus grand chose à voir avec l'originale, mais je me suis bien réglalée : la faisselle se faufile entre les couches de lasagne et de légumes et parfume tout le plat. N'hésitez pas à ajouter du parmesan (entre chaque couche) ou de la ricotta (dans la béchamel) pour encore plus de saveur et d'onctuosité!
A adapter, selon les saisons, avec des épinards, des tomates ou des aubergines...
Lasagnes alla zucca
Pour 4 à 6 personnes
Une dizaine de feuilles de lasagnes
1 kg de courge butternut
2 faisselles de chèvre (avec leur petit lait)
400 ml de lait de soja
2 c. à soupe d’huile d’olive
3 c. à soupe de farine de blé type T80
2 c. à soupe de graines de sésame
1 c. à soupe de levure maltée
1 c. à café bombée de panch phoron ou à défaut, de mélange 4 épices
Sel, poivre
Eplucher la courge, ôter les pépins, découper la chair en lamelles et la faire cuire à la vapeur ou à l’étouffée jusqu’à ce qu’elle soit bien tendre, soit 25 minutes environ. Saler et poivrer.
Pendant ce temps, préparer la béchamel : faire chauffer l’huile d’olive avec la farine, tout en remuant, pendant 2-3 minutes jusqu’à ce que le mélange commence à s’assécher, puis baisser le feu et ajouter le lait de soja petit à petit tout en remuant constamment jusqu’à ce que le mélange épaississe. Saler, poivrer, ajouter les épices et bien mélanger. Ecraser grossièrement la courge à la fourchette, puis mélanger avec la béchamel.
Préchauffer le four à 180 °C (th. 7).
Déposer une couche de feuilles de lasagnes dans un plat à gratin, recouvrir de purée de butternut et de graines de sésame. Renouveler l’opération jusqu’à épuisement des ingrédients. Terminer par une couche de lasagne et recouvrir de faisselle non égouttée, de graines de sésame et de levure maltée.
Faire cuire 30 minutes et servir bien chaud.
Tartelettes aux figues, orange douce et mélasse
Je vous l'avais bien dit, que j'adorais les figues... Le problème, c'est que je ne peux pas résister au plaisir d'en acheter tous les jours (oui oui, je fais mes courses tous les jours, j'aime bien choisir mes menus au dernier moment). Et que les figues, ça mûrit très, très vite. Et que je me dois donc de les consommer aussi vite que je les achète : compulsivement.
Après l'étonnant cobbler qui change du cobbler (Nanoue, j'attends toujours tes coordonnées par MP), voici donc venu le tour de la tartelette. Le retour plutôt, puisqu'ici, chaque saison se voit attribuer sa petite tartelette express, étalée du plat de la main ou du bout des doigts selon la rusticité souhaitée, recouverte de crème végétale bidouillée à la va-vite dans un petit bol et garnie de jolis morceaux de fruits. La recette idéale des jours de flemme et de fruits en fin de vie.
Après les versions pomme et crème d'érable (totalement addictive), la très classique tartelette aux fraises amandine, la tartelette aux figues en croûte noix-sarrasin ou la version salée chèvre-épinards, voici donc venu le tour de la tartelette aux figues, orange douce et mélasse. La croûte, fondante et sablée, est à la farine de petit épeautre (ma grande préférée en automne), à la purée de noisette et au sucre intégral. La crème, toute simple mais très parfumée, est un mélange de crème d'avoine, de mélasse et d'huile essentielle d'orange douce (à remplacer par des zestes si vous préférez). N'ayez pas peur de la melasse : son petit goût de caramel et de réglisse relève agréablement les fruits d'automne et en plus, elle est très riche en minéraux. Le top : lorsqu'elle dégouline sur les bords, se mélange au jus des figues et caramélise au four.
A tester aussi avec des poires, de la mélasse et de la purée d'amande blanche. Ou avec des prunes et du miel. Bref, je n'ai pas fini de vous parler de tartelettes...
Tartelettes aux figues, orange douce et mélasse
Pour deux personnes :
Pour la pâte :
70 gr. de farine de petit épeautre
1 c. à soupe de sucre intégral
1/2 c. à soupe de purée de noisette
1 c. à soupe d’huile d’olive
Pour la garniture :
4 figues
2 c. à soupe de crème d’avoine (ou de riz)
1 c. à café bombée d’arrow-root
1 c. à café de mélasse
1 goutte d’huile essentielle d’orange douce
2 c. à café rases de sucre intégral
Préchauffer le four à 180 °C (th. 6).
Préparer la pâte : mélanger la farine avec le sucre, puis ajouter la purée de noisette et l’huile d’olive et travailler du bout des doigts. Former une boule de pâte en ajoutant quelques gouttes d’eau si nécessaire. La diviser en deux et les étaler du plat de la main sur la plaque du four chemisée de papier sulfurisé.
Préparer la crème : mélanger le crème d’avoine avec l’arrow-root, la mélasse et l’huile essentielle d’orange douce. Etaler sur les fonds de tarte, jusqu’à 1 cm des bords.
Laver les figues et les découper en rondelles, les répartir sur les tartelettes et saupoudrer de sucre intégral.
Enfourner pour 20-25 minutes, puis laisser tiédir ou refroidir sur la plaque du four avant de consommer.
Le cobbler aux figues qui change du cobbler
Vous commencez à le savoir, que je suis une fan de crumble. Et vous avez sans doute aussi remarqué que je n'étais pas contre une légère variante de temps en temps, avec tiens, par exemple, un petit cobbler. Le cobbler, je vous en ai déjà parlé : c'est le même principe que le crumble, sauf qu'on recouvre les fruits de pâte à gâteau au lieu de les recouvrir de gros morceaux de pâte sablée. Sauf que...
Sauf qu'en cherchant une bonne recette sur la toile (c'est plus fort que moi, l'herbe est toujours plus verte - et le cobbler meilleur - chez les autres), j'ai découvert une autre façon de faire très intriguante : on fait fondre une couche de beurre dans le fond du plat avant de recouvrir de pâte, puis de fruits poêlés et hop, au four. Le tout se mélangeant pendant la cuisson par un mystérieux processus chimique (je n'ai jamais trop suivi les TP de chimie, pardon Madame Dumez), pour former une étonnante pâte mi-gâteau mi-flan, truffée de fruits et parfumée de jus bien sucré. Plus rien à voir avec le crumble, mais que c'est bon! Evidemment, j'ai remplacé le beurre par une matière grasse plus respectable (je vous laisse deviner laquelle). Et fait un sort à la petite pomme et aux quelques figues qui restaient dans mon saladier.
Saviez-vous que la figue était l'un des fruits les plus alcalinisants, mais également laxative et diurétique, très riche en fibres, en minéraux et en anti-oxydants? Pour en savoir plus sur la figue, mais aussi sur 200 aliments courants, passés au crible par un naturopathe, je vous propose de gagner le livre "200 aliments qui vous veulent du bien" aux éditions Larousse. Il vous suffit de me laisser un commentaire en précisant quel est l'aliment qui vous veut le plus de bien. Je tirerai au sort le ou la gagnante dans une semaine. Attention : ce jeu est réservé aux résidents de France Métropolitaine!
Edit : Et la gagnante est... Nanoue! Nanoue, j'attends ton adresse postale par MP à cette adresse : clem_sev@hotmail.com.
Merci à toutes d'avoir participé!
Cobbler aux figues
Pour 4 personnes :
6 figues
1 pomme
75 g de sucre blond + 1 c. à soupe rase
40 g de farine de blé type T80
40 g de farine de maïs
150 ml de lait d’amande
1 grosse c. à soupe de purée d’amande blanche
2 c. à soupe d’huile d’olive
Préchauffer le four à 180 °C (th. 6).
Laver et découper les figues et la pomme en gros morceaux, les mettre dans une casserole avec la cuillerée à soupe de sucre blond et 2 cuillerées à soupe d’eau. Faire caraméliser 2 minutes à feu vif. Réserver.
Mettre la purée d’amande et l’huile d’olive dans un petit plat à gratin et faire fondre quelques minutes dans le four. Pendant ce temps, mélanger les farines avec le sucre, puis délayer petit à petit avec le lait d’amande, comme pour une pâte à crêpes.
Oter le plat du four, bien mélanger l’huile et la purée d’amande afin d’obtenir un mélange homogène, puis répartir dessus la pâte au lait d’amande sans mélanger, et terminer par les fruits. Remettre au four et laisser cuire 40 minutes environ.
Laisser refroidir avant de servir.
Le site et les dernières parutions Larousse, c'est par ici
Et la page Facbook par là.
Cake aux mûres, aux amandes et à la "farine fraîche" de millet
Les fruits de fin d'été sont tellement éphémères qu'en ce moment je ne cuisine presque que ça. Dans un mois, lorsque je n'aurai plus que des pommes et des poires à me mettre sous la dent, j'aurai au mois profité du mois de septembre.
Après les mirabelles et avant les figues (l'une de mes plus grosses addictions alimentaires avec la purée d'amande - ça tombe bien, elles vont très bien ensemble), voici donc venu le tour des mûres, dans un gros gâteau à la texture très étonnante, puisqu'il est en partie composé de farine "fraîche" de millet. Pour faire de la farine fraîche, il suffit de moudre soi-même ses céréales dans un petit moulin à café electrique. Génial aussi pour faire son propre gomasio ou des économies sur la poudre d'amande. Bref, la farine fraîche a tout bon : plus savoureuse que son équivalent industriel, elle est également bien plus intéressante nutritionnellement, puisque le raffinage tue les minéraux, provoque l'oxydation des huiles naturelles présentes dans le grain et augmente l'index glycémique. Last but not least, inutile de faire tous les magasins bio de la région pour dénicher de la farine d'amaranthe, vous faites vos farines (ou vos mélanges) avec ce qui traîne déjà dans vos placards. Attention tout de même : la mouture doit être bien fine pour éviter de se casser les dents sur de petits cristaux de céréales pas cuites!
Personnellement, j'adore la farine fraîche dans les crêpes et autres blinis, auxquels elle donne une étonnante texture croustillante et beaucoup de goût (mes préférées : lentille et sarrasin), ainsi que dans les galettes végétales pour le petit plus santé : essayez donc de moudre un peu de riz complet avant de le mélanger à un oeuf fermier, des herbes fraîches et de bons légumes de saison! Ici, le millet fraîchement moulu donne à ce gâteau gourmand truffé d'amande sous toutes ses formes - en poudre, en purée ou en lait - une consistance surprenante et légèrement sablée.
A congeler en grosses tranches, en prévision des longues soirées d'hiver...
Cake aux mûres, amande et millet
Pour 6 à 8 personnes
170 gr. de mûres
125 gr. de millet
100 gr. de sucre blond
75 gr. de farine de blé T80
70 gr. d’amandes non mondées
70 gr. de purée d’amande blanche
2 œufs
100 ml de lait d’amande
2 cuil. à s. d’huile d’olive
½ sachet de poudre à lever
2 pincées de vanille en poudre
Préchauffer le four à 180°C (th. 6).
Blanchir les œufs avec le sucre. Ajouter la purée d’amande, l’huile d’olive et la vanille en poudre. Bien mélanger. Moudre grossièrement les amandes et finement le millet à l’aide d’un moulin à café électrique ou d’un bon mixeur. Les ajouter à la préparation ainsi que la farine de blé et la levure. Bien mélanger, puis ajouter progressivement le lait d’amande tout en remuant. Incorporer délicatement les mûres.
Verser dans un moule à cake beurré et fariné ou recouvert de papier sulfurisé.
Laisser cuire 45 minutes environ, jusqu’à ce que la lame d’un couteau ressorte sèche. Laisser complètement refroidir avant de démouler.
Fondant matcha-mirabelle
La fin des vacances, c'est toujours un peu triste... Mais pourquoi ne peut-on pas passer l'année entière sur la plage à manger des glaces? (Celles qui rétorquent que si on mange des glaces toute l'année on ne risque pas d'oser s'aventurer longtemps sur la plage sont des rabat-joies. La preuve). Heureusement, rentrée rime aussi avec fruits de fin d'été et - me concernant - envie de se remettre doucement en cuisine...
Ce dessert vite-prêt est, comme tout fondant qui se respecte, aussi délicieux que simple à réaliser : le seul effort qu'il exigera de vous sera de ne pas manger les mirabelles en les dénoyautant. Gros effort, certes. Quant aux autres ingrédients, rien de bien original (qui a dit purée d'amande??) à part un soupçon de thé vert matcha - celui qui se vend en poudre et se glisse donc si facilement dans les recettes. Une association originale et très délicate, à condition de ne pas avoir la main trop lourde sur le thé matcha...
Bonne rentrée et bon appétit!
Fondant matcha-mirabelle
500 g de mirabelles
2 œufs
60 g de sucre blond
2 c. à café bombée de thé matcha
50 g de purée d’amande blanche
75 g de poudre d’amande (fraîchement moulue si possible)
Préchauffer le four th 170 °C.
Laver les mirabelles, les dénoyauter et les couper en deux. Les verser dans un grand plat à gratin.
Battre vivement les œufs avec le sucre, puis ajouter le thé matcha, la purée d’amande et la poudre d’amande, en mélangeant bien entre chaque. Verser sur les mirabelles.
Faire cuire 20-30 minutes, jusqu’à ce que la pâte soit à peine prise au centre. Déguster tiède ou froid.
Glace à la crème de sésame blanc, aux framboises et aux graines de pavot bleu
Il fait froid, il pleut, novembre est à la porte et mes 3 millimètres carrés de bronzage se sont dilués dans le gris des nuages... Mais on ne m'empêchera pas de manger des glaces!
- Parce que les glaces, c'est l'été même quand on ne dirait pas,
- Parce que les glaces, c'est rapide et facile (si si, même sans sorbetière!),
- Parce que les glaces, c'est drôlement bon pour moi (surtout avec du lait d'amande, de la crème de sésame et des graines de pavot),
- Parce qu'avec cette glace-là en tous cas, vous allez pouvoir en mettre plein les papilles à vos invités et passer pour une vraie ice-creamista (ben quoi..?),
- Et puis parce qu'une glace... C'est juste bon. Même sans salop*ries dedans.
La preuve en image.
Glace à la crème de sésame blanc, aux framboises
Et aux graines de pavot bleu *
Pour 4 personnes
75 g de framboises, fraîches ou surgelées
150 ml de lait d’amande
50 g de crème de riz liquide
80 g de sucre blond
50 g de purée de sésame blanc (tahin)
2 jaunes œufs
2 cuil. à c. de graines de pavot bleu
Faire chauffer le lait d’amande dans une casserole.
Dans un grand bol, battre énergiquement les jaunes d’œufs avec le sucre, jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Lorsque le lait commence à frémir, en verser ½ verre dans un petit bol, puis verser progressivement le reste sur la préparation aux œufs, en remuant sans arrêt. Reverser dans la casserole et faire épaissir à feu doux, tout en mélangeant régulièrement, jusqu’à ce que la préparation nappe la cuiller. Laisser refroidir.
Pendant ce temps, ajouter la purée de sésame au lait tiède mis de coté et bien mélanger afin d’obtenir une crème homogène. Réserver.
Lorsque la crème anglaise a refroidi, y ajouter la crème de sésame, la crème de riz et les graines de pavot, mélanger doucement afin d’obtenir un mélange homogène, puis ajouter les framboises très délicatement afin de ne pas les écraser.
Mettre au réfrigérateur pendant 4 heures minimum avant de faire prendre en sorbetière, ou placer au réfrigérateur et laisser prendre pendant 3 heures minimum, en mélangeant régulièrement avec une fourchette.
* Inspirée de la magnifique glace au thé matcha de Cléa



















