Chocolats sur plat en haut à droite   
    

 

Pour ce deuxième billet Spécial Pâques, j'avais envie de vous proposer une recette à la fois originale et super facile, que vous pourriez refaire toute l'année et décliner comme bon vous semble. J'ai pas mal cherché, et puis je me suis dit que j'allais faire des petits chocolats, tout simplement. Avec un twist personnel et quelques conseils pour refaire pareil chez vous. Parce que figurez-vous que pour faire ses chocolats soit-même, il suffit de faire fondre du chocolat, d'ajouter les garnitures choisies et de reverser dans un moule. C'est tout. 

   

Chocolats GP  



- Le choix du chocolat : attention, important ! N'essayez pas de faire vos tablettes avec du chocolat de dégustation, il n'est pas du tout fait pour ça. Achetez plutôt du chocolat pâtissier, ou mieux encore, du chocolat professionnel de couverture, moins sucré et plus riche en beurre de cacao (minimum 31°C) : très fluide, il fond vite et sans grumeaux. Les puristes ne jurent que par Valrhona, la marque des pro, mais je préfère utiliser du bio, équitable si possible, voire même cru - what a surprise ! Heureusement, ma marque préférée propose tout ça à la fois avec son chocolat pâtissier super intense à base de fèves non torrefiées. Bien sûr, vous pouvez aussi choisir votre chocolat en magasin bio (on en trouve un peu partout, sous différentes marques), ou même du pas bio en version lait ou blanc (y compris chez Valrhona). Moi qui n'ai jamais touché un carré de chocolat noir pendant la première moitié de ma vie, je ne jure aujourd'hui plus que par lui. "Souvent femme varie". (ah ah). 

 

Chocolat empreintes   


- Le tempérage : J'ai fait sans jusqu'au mois dernier et je trouvais le résultat tout à fait honorable, mais une fois qu'on a compris le truc c'est vraiment génial : surface brillante, casse nette, démoulage facile et longue conservation. Par contre, mieux vaut vous munir d'un thermomètre à sonde et d'un bon mode d'emploi, car cette technique (assez marrante cela dit) demande pas mal de précision puisqu'il s'agit de faire fondre le chocolat à 55°C, de le redescendre à 28°C, puis remonter à 31°C... Bref, allez voir chez Mercotte, elle expique tout ça très bien et ça n'est pas si difficile que ça en a l'air. Version non tempérée, faites quand même fondre le chocolat très doucement, au bain-marie, avant de le verser dans le moule. Il est possible qu'il devienne mat, voir un peu terne, avec quelques marbrures après refroidissement : ça n'est pas grave, c'est le beurre de cacao qui a mal cristallisé et c'est juste un peu moins joli. 

  

Chocolat sur fond blanc   



- Le moule : oui, c'est important. Ou pas. Si vous voulez réaliser de jolis petites bouchées comme celles de la photo ci-dessus, vous trouverez plein de moules rigolos sur Amazon. Si vous préférez faire vos tablettes personnelles, ça se trouve aussi. Il paraît que le top du top c'est le polycarbonate, qui permet un démoulage parfait. Personnellement, j'ai un moule en plastique et un autre en silicone et ça fonctionne très bien aussi - bien que pas très ethique. Et si vous n'avez pas de moule mais l'envie de vous lancer tout suite (c'est Pâques après tout), improvisez : le couvercle d'une petite boite, un bac à glaçons, des moules à mini muffins ou mini madeleines... Rien de tout ça ? Coulez votre chocolat fondu sur un plateau recouvert de papier sulfurisé pour une belle plaque toute fine !

 

PLaque chocolat sarrasin  

 


- Et le plus fun pour la fin : la garniture ! Je voulais essayer un truc nouveau mais accessible, parce que je sais que vous en avez marre parfois de "mes" super aliments, alors j'ai testé le sarrasin toasté. Waouh. Je ne sais pas pourquoi je n'y ai pas pensé avant. L'association avec le chocolat noir est juste dingue, on dirait que ces deux-là sont nés pour s'entendre. Avec un peu d'aide quand même, parce que la fève de cacao venant d'Amérique du sud et le sarrasin d'Asie du nord-est, c'était mal barré pour eux. Surtout ne zappez pas la torréfaction du sarrasin, c'est elle qui développe ses arômes de noisette grillée et le rend aussi croustillant que le Crunch de mon enfance. Et choisissez un chocolat bien noir pour une association parfaite. Il parait que Cyril Lignac fait un chocolat au sarrasin. Je ne veux pas le savoir.

D'autres idées : graines de sésame noir ou de pavot bleu, huile essentielle d'orange douce ou de mandarine zest (pas plus de 2 gouttes aux 100 g), chips de bananes, myrtilles ou cranberries séchées, café moulu... et bien sûr, la petite pincée de sel marin qui va bien.
 

 

Empreintes sarrasin + chocolat  

  


Joyeuses Pâques à tous, et surtout n'oubliez pas : le chocolat, c'est toute l'année ! Non mais. 


 

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Chocolat crunchy au sarrasin toasté

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200 g de bon chocolat pâtissier ou de couverture
1 petite poignée de sarrasin décortiqué (pas de kasha)

Faites fondre le chocolat au bain-marie, sans dépasser les 55°C. Tempérez-le si souhaité. Toastez le sarrasin dans une petite poêle sans matière grasse, pendant quelques minutes, en remuant souvent, jusqu'à ce que les graines commencent à dorer et à dégager un petit parfum de noisette grillée. Transférez dans le fond d'un moule ou d'une plaquette, ou dans de mini empreintes. Recouvrez de chocolat fondu, laissez refroidir puis faites prendre au réfrigérateur pendant 30 minutes avant de démouler et de conserver à température ambiante. 

 

 

Grains de sarrasin